Rocks like no one

Le 17Ăšme Festival Montereau Confluences (77) les 7&8 Juin 2013

                  Juin de l'année derniÚre,  le 16Úme Festival Montereau Confluences nous avait habitué à une affiche plus rock, avec Lou Reed, Thomas Dutronc, Pony Pony Run Run, HF Thiefaine et les infatiguables Blue Oyster Cult. Cette année, pour sa nouvelle édition, dirons nous, plus "commerciale".... moins risquée.

Toto, oui, le cĂ©lĂšbre groupe us de rock fm, est de retour pour fĂȘter ses 35 ans de carriĂšre. Des annĂ©es entrecoupĂ©es d'une dissolution, en 2008, puis reformation en 2010. Avec des dĂ©parts, des arrivĂ©es, des dĂ©cĂ©s.... 2 gros cartons, dans les annĂ©es 80 : "Rosanna", rien Ă  voir avec la bouteille d'eau, et le surtout "Africa". Non, pas celui de Rose Laurens, mais celui du groupe de Los Angeles formĂ© en 77. J'avoue, Ă©couter ce morceau au volant de mon Hummer, avec Jelena Jansen sur le siĂšge passager, sur les routes menant aux vacances, j'adore ! 30 ans aprĂšs, la magie sera de retour.

                     BB Brunes, aprÚs 3 albums depuis leur création en 2006, quelques tubes comme "Nico teen love", "Dis moi" et plus récemment "Coups et blessure", seront à Montereau, avant leur concert au Zenith de Paris.En 2008 le groupe participe à un prime time de la Star Academy en disant aprÚs coup, avoir été obligé... remords remords...

                    Aussi au programme : Pascal Obispo, Nolwenn Leroy, Michaël Gregorio, Salvatore Adamo, Amadou & Mariam.....

        Rendez vous Les 7 et 8 juin à Montereau (77) !

 

GAGNEZ VOS INVITATIONS EN ECOUTANT BRITISH CONNECTION SUR ROCK ONE, LE MARDI DE 21 Ă  23h00.

Phil
 

 

Jens Johansson (Stratovarius) Ă  propos de “Nemesis” (Interview)

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Les fans de Stratovarius aiment se quereller. D’un cĂŽtĂ©, les penseurs « old school » qui ne jurent que par Timo Tolkki. Pour eux, chaque occasion est bonne pour dĂ©plorer le dĂ©part de l’ex-homme fort. « They lost their souls » (« ils ont perdus leur Ăąme ») Ă©crit sur Youtube un internaute visiblement rĂ©signĂ©. De l’autre, ceux qui savent tourner la page au mĂȘme rythme que leur groupe.

Allez, soyons raisonnable, adoptons la seconde posture. D’autant qu’il s’écrit de trĂšs beaux chapitres ! Si Polaris (2009) n’était rien de plus qu’un album de transition, on peut cependant tirer quelques enseignements d’Elysium (2011). Matias Kupiainen, nouveau venu, n’a finalement pas grand-chose Ă  envier Ă  son illustre prĂ©dĂ©cesseur. La chanson titre composĂ© par ses soins faisant office de preuve.

L’éloge du guitariste se poursuit au Hard Rock CafĂ©. Mais cette fois-ci, son compĂšre Jens Johansson prend le relai. Tiens, sa nature rĂ©servĂ©e (mais agrĂ©able) me rappelle quelqu’un. Tuomas Holopainen (Nightwish) probablement ? Sans faire de gĂ©nĂ©ralitĂ©, je pense pouvoir avancer que les finlandais ne sont pas les plus extravertis. «  In my country people don’t talk too much », me confirme t-on.

Je vous aurais bien glissĂ© une ou deux remarques sur les titres de « Nemesis », mais le copyright audio trouble ma concentration. Toutes les 30-40 secondes, tandis que la musique s’arrĂȘte, une voix forte, claire, et assurĂ©e nous indique que « THIS MUSIC IS PROPERTY OF EARMUSIC ». Quelque peu dĂ©courageant ! Et pas seulement pour les vilains uploaders


Louis Eustache

 

Interview : Helloween nous parle de “Straight Out Of Hell”

Ces citrouilles-lĂ  sont dĂ©cidĂ©ment inusables.  Les chiffres parlent : 30 ans de route pour 15 albums studios Ă©coulĂ©s Ă  7 millions d’exemplaires, auprĂšs de fans Ă©parpillĂ©s au 4 coins de la planĂšte. Si le groupe a connu son lot de crises au dĂ©but des 2 derniĂšres dĂ©cennies,  Helloween n’a pas Ă  rougir de sa cĂŽte de popularitĂ© actuelle. L’accueil rĂ©servĂ© aux 3 derniers efforts le prouve. « Keeper Of The Seven Keys – The Legacy », « Gambling With The Devil » et “7 Sinners”  ne font pas tĂąche dans la discographie du groupe, loin de lĂ . Une partie de la presse et des fans les considĂšrent mĂȘme comme les meilleures sorties de l’ùre Andi Deris.  

Alors que line-up conforte son record de longĂ©vitĂ© (8 ans bientĂŽt, du jamais vu dans la carriĂšre des teutons), les tournĂ©es ne cessent de faire le bonheur des promoteurs. On peut clairement affirmer qu’Helloween est dans une pente ascendante. 

Chose rare, « Straight Out Of Hell » ne sortira pas Ă  l’occasion de la fĂȘte des morts, mais en janvier de l’annĂ©e qui suit. Selon le frontman, il s’agit d’un choix dĂ©libĂ©rĂ© de Markus Grosskopf (basse), qui dispenserait ainsi le groupe de rĂ©pĂ©titions en cas de fin du monde le 21 dĂ©cembre. Amusant, n’est-ce pas ?

Et si le groupe nous a offert une mise en bouche satisfaisante avec « Burning Sun » (aux faux airs de Kill It), le deuxiĂšme single passe au niveau supĂ©rieur. Nabataea rhabille pour l’hiver tous ceux qui pensaient incapable Helloween de pondre encore aujourd’hui de morceaux mĂ©morables.

Visiblement fier de son nouveau bébé, Andi Deris précise que le groupe en interprétera « Probablement 4 ou 5. Je suis quasi-sur que nous jouerons Nabataea, Burning Sun probablement, Wanna Be God je pense, et certainement une ou deux supplémentaires »

Toujours Ă  propos de la tournĂ©e Ă  venir, on apprend que « Kill It » pourrait intĂ©grer la set-list, bien qu’il faille amĂ©nager le show de sorte Ă  ne pas essouffler le batteur.

Andi Deris ouvre mĂȘme la porte Ă  Michael Kiske, qu’on pensait brouillĂ© pour l’éternitĂ© avec le groupe. Visiblement, la hache de guerre est enterrĂ©e :

« Oui, il y aura quelque chose de spĂ©cial au rappel. Malheureusement, c’est encore Gamma Ray et pas Unisonic. J’aimerais avoir Unisonic avec Michael Kiske et Kai [Hansen], et les amener sur scĂšne. Je resterais personnellement au fond de la scĂšne avec ma guitare en les laissant chanter et faire le boulot ».

Il prĂ©cise cependant qu’il faudra patienter encore quelques annĂ©es :

« Ce n’est peut-ĂȘtre pas le moment. Il a commis une grosse erreur. Michael Kiske a dĂ©clarĂ© haĂŻr le mĂ©tal. Monter sur scĂšne avec Helloween, qui est un groupe de metal, signifierait qu’il a menti. »

La suite nous laisse rĂȘveur :

« On verra la tournĂ©e suivante. Je bosse dessus. Helloween continuera probablement encore 10 ou 15 ans. Pendant ces 10-15 prochaines annĂ©es, j’aimerais beaucoup les avoir tous sur scĂšne. Mon rĂȘve : les 2-3 derniĂšres chansons du set avec le vieux helloween, dĂ©dicacĂ© Ă  Ingo ».

« Nous sommes prĂȘts Ă  le faire, parce que les gens seraient Ă  coup-sur ravis. »

Louis Eustache \w/ Grégoire Nadji

 

 

Maddalena : danse avec les impalas

Fin octobre un copain m’a fait Ă©couter Naked SalomĂ© & Glover Bandini sur Youtube en me vendant la chose comme un morceau qui “fait un peu Supertramp“. GĂ©nial. AprĂšs premiĂšre Ă©coute je n’ai pas pu lui donner tort, et c’est mĂȘme avec un Ă©tonnement jouissif que je me suis prise Ă  vraiment “kiffer” ce que j’entendais.

Depuis j’ai likĂ© la page facebook du groupe, Maddalena, et ai suivi leur actualitĂ© depuis le clip auto-produit de Five Months In Suit jusqu’Ă  la sortie d’un EP Ă©ponyme de cinq titres, le 30 octobre. Alors un problĂšme se pose : comment dĂ©crire la musique de Maddalena ? La seule image qui me vienne en tĂȘte est celle d’un bohĂ©mien, dansant sur une piste de cirque, avec des paillettes sur le visage. Mais ça c’est trĂšs subjectif et pas forcĂ©ment pertinent. C’est peut ĂȘtre un peu hyperbolique mais je pense que le mot qui convient Ă  l’endroit de ce nouveau groupe c’est “poĂ©tique”, et comme chacun sait “le poĂšte a un pied dans la boue, un Ɠil sur les Ă©toiles, et [une guitare] Ă  la main”.

Les compos de l’EP sont Ă  double tranchant, Ă  la fois terre-Ă -terre et mĂ©ga planantes, perdues entre terre et ciel. Une ambivalence Ă  l’image du groupe, personnifiĂ© par la “dame impala”, vĂ©ritable figure de proue symbolisant Ă  la fois la singularitĂ© et le ralliement autour d’une mĂȘme cause artistique. Plus concrĂštement, Maddalena c’est la rencontre entre une voix rock et une guitare affĂ»tĂ©e d’un cĂŽtĂ©, et un orchestre synthĂ©tique de l’autre. Le tout saupoudrĂ© de chƓurs mystiques et entĂȘtants, qui perforent votre cerveau en douceur et y gravent leur ritournelle.

Chaque titre de Maddalena est empreint d’une Ă©nergie pop/rock communicative et reprĂ©sente une Ă©tape dans le voyage initiĂ© par le groupe qui se dĂ©fini comme une “tribu passionnĂ©e”. L’amhttp://www.rockone.fr/wp-admin/post-new.phpbiance est toujours la mĂȘme, mais le paysage est changeant. Aussi il y a un monde entre l’ouverture cosmique de Naked SalomĂ© & Glover Bandini et le Club Cigaraux accents de jazz manouche qui clos l’EP.

 

Mes préférences : Paris Dressed In Light pour sa mélodie exaltée et, dans une toute autre dynamique, Virgin Whow avec son rythme lascif et son ambiance presque Floydienne.

Celine Rigoni Pour Rockone.fr via thehill.over-blog.com

 

Buried Horses : quand l’Australie monte sur ses grands chevaux.

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Leur album, il s’appelait “Tempest” . Je doute que quiconque soit en mesure de relever ce calembour de haute volĂ©e (une rĂ©fĂ©rence obscure Ă  un livre obscur), mais comme l’action se situe en Australie j’ai trouvĂ© ça de bon ton. Suite Ă  la sortie vinyle de l’album susmentionnĂ©, le groupe Buried Horses, originaire de Melbourne, est venu tourner en France. Profitant d’une derniĂšre date dans la capitale, Ă  La FĂ©line, je suis allĂ©e Ă  leur rencontre pour les voir jouer leur poser deux trois questions.

Avant d’ĂȘtre un album, Buried Horses c’est d’abord deux frĂšres guitaristes, Jim et Tom, puis un bassiste, Liam.  ”Jim, Tom et moi on joue ensemble depuis cinq ans, et depuis trois ans notre groupe s’appelle Buried Horses” explique ce dernier. Ajoutez-y un chanteur torturĂ©, Mark, et Craig, batteur confirmĂ© qui sĂ©vit dĂ©jĂ  dans plusieurs groupes, et qui traĂźne ses balais sur les peaux Ă©quines depuis dĂ©cembre.

Lors de leur passage Ă  La FĂ©line, les Buried Horses Ă©taient amputĂ©s de leur tĂȘte pensante, Tom, qui devait rentrer en Australie pour ses Ă©tudes. Cependant, les gars ont eu beau avouer entre deux chansons que cette absence les dĂ©solait, ils n’en parraissaient pas moins unis. Les quatre “bourrins” ont jouĂ© une bonne partie de leur set en cercle, les uns face aux autres. Pas parce que c’Ă©tait un dispositif scĂ©nique, pas parce qu’ils se prenaient pour Hendrix ou Morrison, parce que c’Ă©tait instinctif, comme leur musique, tout simplement.

C’est Jim qui a donc dĂ» assurer seul les parties de guitare. En bras de chemise et avec un look de premier de la classe qui contraste Ă©tonnamment avec son jeu, il faisait pleuvoir les notes tranchantes et les riffs rouillĂ©s, Ă  nous en faire chopper le tĂ©tanos. Quand on lui demande d’oĂč sort ce son infernal, le guitariste a dĂ©jĂ  la rĂ©ponse toute prĂȘte : “Pour la guitare on s’inspire d’une combinaison entre The Drones, qui est une rĂ©fĂ©rence plutĂŽt Ă©vidente pour nous, et de Beast Of Bourbon. De la musique australienne rock/post-punk en fait”.

Pour achever de donner leur noirceur aux morceaux de Buried Horses il y a Mark. “Mark est fascinĂ© par la mort, les incarnations bizarres, et les consĂ©quences encourues par ceux qui survivent Ă  la mort”, poursuit Jim avec un large sourire quelque peu antithĂ©tique Ă  son propos. Pour comprendre il faut voir le chanteur Ă  l’oeuvre : dire de lui qu’il est possĂ©dĂ© est un euphĂ©misme. Vous voyez Screamin Jay Hawkins ? Ne cherchez plus qui est le “you” sur qui il a jetĂ© un sort. Les mains dans le dos et les yeux presque toujours fermĂ©s, le corps tendu vers le micro, Mark rĂ©cite des incantations plus qu’il ne chante.

La formule marche bien et la foule se presse dans le petit bar français transformĂ© en ambassade du rock australien. Jim me confie son cĂŽtĂ© francophile et son amour de Paris, ici les gens lui paraissent plus accueillants et ouverts. C’est la premiĂšre fois que j’entends une chose pareille, mais pour une fois que nous ne passons pas pour d’odieux grincheux, je ne vais pas le contredire.

Il avait dĂ©jĂ  plusieurs fois foulĂ© le sol hexagonal, mais c’est la premiĂšre fois qu’il avait l’occasion de jouĂ© pour un public français, une opportunitĂ© offerte par Beast Records. Liam m’explique le pourquoi du parce que : “On est signĂ© chez Spooky Records en Australie, et on voulait sortir un album en vinyle. Comme on a pas facilement accĂšs aux presses Ă  vinyle lĂ  bas, beaucoup d’artistes de Spooky ont signĂ© chez Beast Records Ă  Rennes. Donc le patron de Spooky a fait Ă©coutĂ© notre album Ă  Seb Bomb Boogie de Beast et il a dit “bien sĂ»r on va faire un vinyle et on va les faire tourner aussi”, ça c’est passĂ© trĂšs vite, et nous voilĂ  en France, la tournĂ©e est finie, c’Ă©tait une belle rĂ©ussite”.

LouĂ©s soit les rennais pour avoir fait venir ces quatre (cinq en fait) cavaliers de l’apocalypse. “On Ă©tait dĂ©jĂ  au courant avant que les groupes australiens Ă©taient bien accueillis en Europe, surtout pour les ceux qui jouent le mĂȘme genre de chose que nous, cette espĂšce de noise-rock. C’est devenu Ă©vident pour nous aprĂšs cette tournĂ©e. Partout oĂč on allait c’Ă©tait incroyable de voir la culture musicale des français quant aux groupes australiens. Ils parlent de gros groupes comme Airbourne, mais aussi de The Vines, qui sont trĂšs populaires en Europe” dit Liam, avant que Jim ne prenne la relĂšve : “C’est touchant cette impression que les gens hors de notre continent apprĂ©cient autant la bonne musique australienne. On vient ici et on entend les gens parler de Beast Of Bourbon avec tant de dĂ©fĂ©rence qu’on se sent fiers de jouer ce genre de musique”.

Sur ces bonnes paroles s’achĂšvent une rencontre musicale mais aussi humaine avec des gars venus de l’autre bout du monde. “Tempest”, si c’Ă©tait un livre, ce serait une oeuvre de Cormac McCarthy, “une sorte d’obscur pĂšlerinage sans but, sans gain et avec perte, parce que c’est un album sombre comme les livres de Cormac” commence Ă  expliquer Jim pendant que Craig et Liam rigolent. Si c’Ă©tait un film ce serait un bon western, un film de David Lynch ou un film typiquement australien. Si c’Ă©tait un album en tout cas, ce serait celui que vous devriez Ă©couter.

Buried Horses vous recommande d’Ă©couter :
Love/Hell
Head-On (Beast Records)
Twenty Seven Winters

 

Céline Rigoni

 

Pete Doherty au Gibus le 28 septembre !

BREAKING NEWS ! Le 28 septembre prochain, Pete Doherty se produira Ă  Paris, au Gibus. Et cela Ă  l’occasion du festival Rock Inter-RĂ©gions. La finale se dĂ©roulant sur deux jours verra s’affronter les groupes gagnants de 13 rĂ©gions devant un jury de professionnels. L’heureux vainqueur remportera notamment l’enregistrement d’un EP aux studios Montorgueil, des dates de concerts (Gibus, Olympia et divers festivals) ainsi qu’une page dĂ©diĂ©e dans Rock & Folk.

Billets en vente ici ou directement au Gibus :

http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Pop-rock-Folk-PETE-DOHERTY-GIDOH.htm

L.E

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“Bridge Over Troubled Waterllillies”, un joli tableau

24149 1306102825451 1616952837 771628 781857 nSi Monet avait Ă©tĂ© nĂźmois, il aurait peint ses nymphĂ©as en musique. Comme ça n’a jamais Ă©tĂ© le cas, il a fallu attendre le XXIĂš siĂšcle pour que les nĂ©nuphars se mettent Ă  chanter, et le rĂ©sultat vallait bien l’attente.
Le 25 juin dernier, Les Waterllillies ont sorti un nouvel EP de pop baroque aux accent folk. Comme son nom l’indique, “Bridge Over Troubled Watterllillies“, fait office de pont entre un premier album, “Smoke On The Waterllillies” (2011) et le prochain opus du groupe qui devrait paraĂźtre en 2013 via le label Not In French Records.

 

Comme une accalmie entre le garage punk des dĂ©buts et ce qui est d’ores et dĂ©jĂ  annoncĂ© comme un album de “blues-rock”, l’EP propose une réécriture de morceaux dĂ©jĂ  prĂ©sents sur “Smoke On The Waterllillies“. Cinq titres des Waterllillies Ă  redĂ©couvrir dans des versions “scĂšne”, qui leur ont Ă©tĂ© inspirĂ©es par les huit derniers mois qu’ils ont passĂ© Ă  sillonner les routes de l’hexagone.
En effet, en plus d’avoir dĂ©jĂ  assurĂ© les premiĂšres parties de pointures telles que Deep Purple (avec un titre pareil pour leur premier album, on comprend pourquoi), Cults, Gossip, Rapture et Hey Hey My My, Les Waterllillies ont accompagnĂ© Julien DorĂ© sur l’ensemble de sa tournĂ©e, Olympia compris. De la complicitĂ© entre artistes est nĂ©e une nouvelle version de la ballade Murder on a Range Rover, reprise tout les soirs sur scĂšne par le quintet nĂźmois accompagnĂ© de Julien DorĂ© . Pour l’occasion une vidĂ©o promotionnelle Ă  l’humour dĂ©calĂ© et caractĂ©ristique de monsieur DorĂ© circule actuellement dans le cosmos de l’internet.

 

Bridge Over Troubled Waterllillies” c’est donc : une rencontre entre un artiste confirmĂ© et l’avenir de la scĂšne rock française ; un baptĂȘme pour Gauthier Quatelas, petit nouveau au sein du groupe ; une collection d’accords et de souvenirs glanĂ©s sur les routes de France ; un EP disponible Ă  l’Ă©coute sur Deezer ; un rayon de soleil impressionniste nĂ©cessaire durant cet Ă©tĂ© tout gris.

 

Chronique réalisée par Céline (McFly) pour Rockone.fr

 

Dans la peau d’un jurĂ© de ‘Rock The Gibus’ : portrait-type du groupe vouĂ© Ă  l’Ă©chec.

Mon fabuleux destin m’a tout fraĂźchement menĂ© jusqu’au festival ‘Rock The Gibus’. J’ai l’honneur cette annĂ©e d’appartenir au jury du prestigieux tremplin rock. AprĂšs avoir assistĂ©s Ă  la majeure partie des concerts de sĂ©lection, moi et mes compĂšres avons constatĂ© ĂȘtre souvent tĂ©moins des mĂȘmes erreurs. A l’aide d’un groupe fictif, je vais tenter de vous en livrer les principales.


La génération franglaise

« The International Loosers » (groupe fictif) ne se rend que trĂšs rarement Ă  la classe d’anglais de Madame Michouze. Pourtant, il s’agit du cours Ă  absolument ne pas manquer quand on a la prĂ©tention de chanter dans la langue de Shakespeare. « Ecouter Simple Plan et regarder American Pie en VO suffit Ă  notre Ă©ducation » vous rĂ©torqueraient les jeunes tigres. Eh bien sachez, naĂŻfs, que mĂȘme si la masse sonore du live ne nous permet pas de philosopher explicitement sur la profondeur exacte des paroles, un charabia est quand mĂȘme toujours dĂ©masquĂ©. Dans le cas prĂ©cis oĂč vous seriez passĂ©s Ă  l’école en courant, soyez moins hype (tant pis) et rendez hommage Ă  votre langue natale. Vous y gagnerez en clartĂ©.

Nous ? Avant de se battre, on capitule. 
PersuadĂ© d’ĂȘtre un orateur digne des plus grands (Staline, ClĂ©menceau, Lillian Thuram, je dĂ©conne pour l’un d’entre eux, saurez vous le retrouver ?), le leader des « International Loosers » prend trĂšs au sĂ©rieux le speach d’avant-guerre. « Euh le Gibus ? Alors nous on est ensemble depuis 1 semaine et on n’est pas super prĂȘt en fait  ». Allez hop, une balle dans le pied ! Un discours d’auto-disqualification, oĂč la formation s’excuse presque de sa prĂ©sence.  Tout ça a au moins le mĂ©rite de me rappeler mes annĂ©es collĂšges et ses fameux exposĂ©s imposĂ©s. SĂ©quence nostalgie : « Madame, j’ai prĂ©parĂ© ça au dernier moment, c’est mal fait et tout».

TrĂȘve de plaisanteries, ce genre de dĂ©claration va Ă  l’encontre mĂȘme du concept de la sĂ©duction. Eh oui, un tremplin rock Ă©quivaut a un plan drague du jury. Et qui dit drague dit stratĂ©gie consistant Ă  se montrer sous son meilleur jour, non pas Ă  lister consciencieusement ses petits dĂ©fauts. DĂ©buter un rendez-vous galant par « Salut, je pue de la gueule, je m’habille mal et je collectionne les radiateurs » : selon vous, efficace ou pas ?

Vous avez brĂ»lé Jeanne D’arc, on vous vole vos compos !
Les membres d’International Loosers ont bien lu le rĂšglement et sa rigoureuse mention ‘reprises IN-TER-DITES’. Ils tentent cependant un coup risqué : ‘reprises DÉ-GUI-SÉES’.  Un riff de Muse par ci, une mĂ©lodie de Placebo par là
 Un OASIS d’escroquerie, en somme. Nous prendraient-ils pour des bleusailles ?

International Loosers a maintenant sa propre page Wikipedia. Ils y renseignent leur style en inscrivant ‘pompage anglo-saxons ‘. Ne pas saisir la nuance entre vol et influence : surement l’erreur la plus lourde de consĂ©quence…

Caprices de non-stars.
En sales gosses qui se respectent, toute la troupe d’International Loosers agit aprĂšs l’annonce des rĂ©sultats en mauvais perdants snobinards. En quoi le dĂ©brief’ avec le jury est-il primordial ? PremiĂšrement parce qu’il est important d’obtenir des conseils en dehors du cercle familial/amical. Les tontons et tatas auront beau vous aimer trĂšs fort, l’objectivitĂ© ne sera pas au rendez-vous. LĂ©gitimez Ă©galement l’avis des fameux ‘bon potes’ s’improvisant managers d’un soir. Prenez plutĂŽt note de l’opinion du jury de professionnels. Ces derniers ne doivent pas ĂȘtre perçus comme des bourreaux, mais simplement comme des spĂ©cialistes lĂ  pour vous aider Ă  vous dĂ©velopper.

Critiques, suggestions, tuyaux : manquer cette Ă©tape, c’est se priver de 50% de l’intĂ©rĂȘt du festival. En gĂ©nĂ©ral, seul la moitiĂ© des groupes prennent conscience de cette chance, l’autre moitiĂ© se considĂ©rant apparemment Ă  tout point indiscutable. Et vous, vous iriez faire un braquage en repartant avec une seule moitiĂ© de la caisse ?

Fausses erreurs, vrais manques Ă  gagner.
‘The International Loosers’ s’efforce de se vĂȘtir le plus banalement possible afin de ne pas attirer l’attention. Une tenue de scĂšne excentrique, c’est augmenter ses chances de taper dans l’Ɠil du jury. Un bel emballage ne sauvera pas un chocolat dĂ©gueulasse mais mettra toujours le goĂ»teur dans de bonnes dispositions. Un facteur Ă  ne pas nĂ©gliger quand on sait combien il est important pour un groupe de se crĂ©er une identitĂ© propre. Allez-y mollo avec les masques de singes quand mĂȘme.

Toujours Ă  cĂŽtĂ© de la plaque, les rockeurs d’International refusent catĂ©goriquement d’entamer leur set par une intro. Pourtant, quelque soit les circonstances, un concert reste un spectacle. Sans tomber dans la surenchĂšre, une intro en adĂ©quation avec le style du groupe peut amener un certain charme.

Louis Eustache 

 

Interview Birdpen

Discover the interview Of Birdpen (Alternative English Band ) with Dave Pen & Mike Bird by Tonio Last 6th June in Paris

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DĂ©couvrez l’interview de Birdpen (Groupe Alternatif Anglais avec Dave Pen & Mike Bird) par Tonio  traduite par Bam  rĂ©aliser le 6 Juin dernier Ă  Paris

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Interview Hyphen Hyphen

Hyphen Hyphen, groupe Electro Rock du sud de la France, de passage au Rack’Am Ă  Bretigny/orge (91), dans le cadre du Festival EveryOne/scĂšne organisĂ© par Every One (la radio Ă©tudiante d’Evry – 91). Ils ont rĂ©pondu aux question de notre Reporter Mcfly (que vous pouvez retrouvez sur le flux de rockone.fr). Ils sortent leur nouvel EP “Wild Union” avec un clip…

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