Rocks like no one

Le 17ème Festival Montereau Confluences (77) les 7&8 Juin 2013

                  Juin de l'année dernière,  le 16ème Festival Montereau Confluences nous avait habitué à une affiche plus rock, avec Lou Reed, Thomas Dutronc, Pony Pony Run Run, HF Thiefaine et les infatiguables Blue Oyster Cult. Cette année, pour sa nouvelle édition, dirons nous, plus "commerciale".... moins risquée.

Toto, oui, le célèbre groupe us de rock fm, est de retour pour fêter ses 35 ans de carrière. Des années entrecoupées d'une dissolution, en 2008, puis reformation en 2010. Avec des départs, des arrivées, des décés.... 2 gros cartons, dans les années 80 : "Rosanna", rien à voir avec la bouteille d'eau, et le surtout "Africa". Non, pas celui de Rose Laurens, mais celui du groupe de Los Angeles formé en 77. J'avoue, écouter ce morceau au volant de mon Hummer, avec Jelena Jansen sur le siège passager, sur les routes menant aux vacances, j'adore ! 30 ans après, la magie sera de retour.

                     BB Brunes, après 3 albums depuis leur création en 2006, quelques tubes comme "Nico teen love", "Dis moi" et plus récemment "Coups et blessure", seront à Montereau, avant leur concert au Zenith de Paris.En 2008 le groupe participe à un prime time de la Star Academy en disant après coup, avoir été obligé... remords remords...

                    Aussi au programme : Pascal Obispo, Nolwenn Leroy, Michaël Gregorio, Salvatore Adamo, Amadou & Mariam.....

        Rendez vous Les 7 et 8 juin à Montereau (77) !

 

GAGNEZ VOS INVITATIONS EN ECOUTANT BRITISH CONNECTION SUR ROCK ONE, LE MARDI DE 21 à 23h00.

Phil
 

 

Interview avec Bloody Mary (sang % rock)

Pardonnez l’hasardeux jeu de mot du titre, je devrai avoir honte… Je vais maintenant vous confesser un autre pêché, celui de l’addiction. Je pense être devenu toxicomane en écoutant “Shoot Me” de Bloody Mary. Eh oui, j’ai une envie répétée, irrépressible de me passer en boucle l’album en remuant la tête.

Mes cervicales en souffrent et se plaignent régulièrement de mon manque de considération à leur égard, ce à quoi je ne répond rien car il serai absurde de s’adresser à des cervicales. Étrange interlocuteur n’est-ce pas ? Surement les effets  hallucinogènes de la dépendance.

Contrairement à la plupart des drogues, celle-ci est légalisée et même dealée dans les rayons disques des magasins. Je serai vous, je m’enfilerai dabord une dose de “Rock N Roll Is Our Business” (feat Lex Koritni, et qui sonne comme du… Koritni). Une tuerie d’efficacité, à l’image du reste. Petite info pour la suite, au cas où vous ne disposiez pas de toutes vos facultés mentales au moment de la lecture, sachez que ‘NDLR’ signifie ‘note de la rédaction’ (donc moi quoi).

Bloody Mary, c’est par rapport au cocktail ou à la légende ?
Bloody Mary : Ni l’un l’un lautre, c’est le nom d’un morceau que j’avais composé quand j’avais 17 ans à Lyon. On n’avait pas de nom de groupe, on s’est dit que ça sonnait pas mal et c’est resté comme ça depuis. Donc pas d’histoire de miroir ou de tabasco !

Vous connaissez les ingrédients du cocktail quand même ?
Vodka, tomates, tabasco, cèleri, poivres… (NDLR : je pensais leur poser une colle, ben finalement… Non).

Et du jus de citron… Quel est la chose la plus sanglante faite dans votre vie?
 (rires) On peut parler de la vie intime ? Avec ma copine. Coucher avec quand elle a eu ses règles…

Effectivement c’est gore… (NDLR : voire très très, en y repensant. Donc vaut mieux pas y repenser en fait).
Je crois que c’est le plus sanglant que j’ai fait, je déteste le sang et du coup c’est vrai que… Mais bon quand on aime on ne compte pas !

A qui s’adresse l’album ?
A tous les fans de rock/métal au sens large, on est tous très ouverts d’esprit musicalement parlant, je pense que l’album a une forte identité hard rock mais qui va chercher un peu dans tous les styles. N’importe qui de pas trop borné peut s’y retrouver.

Avez-vous de bonnes relations avec la presse ?
On essaye ! Oui en général je suis super reconnaissant de la presse. On a eu pas mal de suivi sur notre premier album auto-produit, ça fait énormément plaisir de voir tant de gens qui se mobilisent, qui parlent de nous, comme toi qui accepte de venir faire une interview… On est content de se dire qu’il y a des gens intéressés par ce qu’on fait, on lit les articles avec plaisir.

Est-ce que c’est un frein d’être français dans le monde du rock ?
C’est un frein pour….
- L’ORANGINA C’EST POUR QUI ??? (NDLR : le serveur du café nous interrompt sauvagement)
Je veux vraiment pas faire un jeu de mot pourri, mais on a très mauvaise réputation (NDLR : le jeu de mot vient du fait que le label se nomme “Bad Reputation”). Pour s’exporter c’est vraiment pas évident dans le sens où il y à toujours un à priori du genre “Alors, qu’est-ce qu’il y a eu comme bon groupe de rock français ces 20 dernières années…”

Ils pensent à Trust j’imagine…
Ça reste la référence pour eux, même s’ils se sont pas tellement exportés à cause de la barrière de la langue. Ils ont un peu passés la frontière puisque Anthrax a repris Antisocial , ce qui a donné plus d’ampleur au truc.

La pluspart des étrangers ignorent qu’il s’agit d’une chanson de Trust…
Au delà du délit de nationalité, une fois qu’on arrive à faire écouter la musique en général ça marche tout seul…

Je vous pensais américain avant de lire votre bio…
Musicalement on vient de là, on écoute tous des groupes anglo-saxons, ça se ressent dans notre manière de jouer, d’interpréter notre musique.

Déjà pensé à écrire un morceau en français ?
Avec un accent anglais (rires) Personnellement je ne serai pas pour, ça se prête vraiment pas au style. Il y à une sonorité qui colle pas avec rock. Beaucoup plus facile d’écrire en anglais. Avec le français ça devient vite compliqué. N’importe quelle métaphore tu vas avoir l’impression de lire le journal intime d’une fillette de 13 ans…

L’anglais est plus accrocheur, on peut même faire passer des trucs un peu niais…
Plein qui l’ont bien fait dailleurs ! 

Où en étiez-vous avant de signer chez Bad Reputation ?
On avait cravaché pour boucler la compo et l’enregistrement de l’album… On l’a fait en 3 mois parce qu’on avait déjà booké les studios etc… Il y a eu changement de line-up entre temps alors il a fallu qu’on se concentre à mort là dessus… On a pas mal tourné histoire de bien roder les morceaux. Au niveau de la carrière on était à un point où il fallait que quelque chose de plus se passe. On avait besoin d’arriver dans une machine plus lourde et accéder à d’autres choses.

C’est grâce au tournée, au bouche à oreille qu’on vous a repéré ?
Il y a un mec qui nous suit pas mal qui s’appelle Laurent Ferjou (NDLR : désolé si j’orthographie mal le nom de cet individu qui m’est inconnu mais que je salue s’il me lit), qui a fait le lien entre nous 2 (NDLR : avec Bad Reputation), ça a permis de lui envoyer des titres, il a accroché puis voilà ça a été signé comme ça.

Vous avez tourné avec pas mal de groupes assez connus, lequel vous a le plus impressionné ? Papa Roach ?
Papa Roach c’était l’ambiance festival donc on a pas eu ce côté un petit peu intime qu’on peut avoir quand on fait des premières parties dans des clubs avec certains groupes. Moi personnellement  la grosse claque c’était Koritni pendant leur balance, ça a été vraiment impressionnant.

La chanson qui représente le mieux l’album pour vous ?
C’est difficile, l’album me parait assez riche de manière général , il y a beaucoup de choses qui se passent. Celle que je choisirai pour faire découvrir ce serai “Party Of Sin”. Pas évident de choisir un morceau qui condense tout.

Pour le clip de Lies, on doit s’attendre à un truc sérieux ou…
Non (rires). C’est un clip en 2 parties, une partie fiction où vraiment on pousse à fond chacun nos vices de personnalités. Micky le fait qu’il dorme beaucoup, et pour Paul (rires)… Moi le fait d’être un connard égocentrique et prétentieux… C’est mixé entre ça et des scènes live…

Ou l’avez vous tourné ?
A Nancy, au Totem. C’est quoi déjà ? Territoire Organisé Temporairement en Espace Merveilleux. C’est une sorte de pub. Il y à un collectif à Nancy qui a transformé un ancien entrepôt, qui a tout remis à neuf et qui se remue pour la culture underground.

Vous arrivez à lire les critiques étrangères ?
Moi je parle français espagnol anglais, ça regroupe la pluspart des pays… Après il y a google traduction ! Il y en a une qui est sorti en Italie, c’est vrai que quand tu vois “Le rock N Roll c’est notre affaire” (NDLR : traduction de “Rock N Roll Is Our Business”), ça fait sourire. On comprend pas toutes les nuances de la chronique mais au moins s’il a aimé ou pas.

Avant, Google Traduction traduisait ‘fan’ par ‘ventilateur’ (NDLR : fait véridique, et après vérif’ c’est toujours le cas, preuve que je ne vous raconte pas des conneries)
C’est bon ça ! On a beaucoup de ventilateurs à l’étranger !

Remerciements : Bloody Mary pour sa gentillesse, Eric Coubard  pour ses précieux conseils littéraires, pour les photos “Suzann Lewis”

Louis Eustache


 

Blinky, futur groupe incontournable ? Découvrez leur EP.

 

L’explosion du web a véritablement changé le monde de la musique.  Si elle  cause bien des torts à certains en mettant en danger l’avenir du CD physique, elle favorise cependant l’émergence de nouveaux artistes.

Des morceaux immédiatement accrocheurs

Internet est à double tranchant. Le bon côté de la lame, c’est que grâce aux différents sites de partages, la musique est accessible à tous, musiciens comme auditeurs. Les premiers  s’offrent une visibilité, et les seconds, naviguant de liens en liens, dégotent de nouvelles trouvailles.

Et c’est précisément de cette manière que j’ai  pour mon plus grand plaisir découvert BLINKY. En quelques mots : un rock moderne qui pique tout de suite au vif.

Un son qui leur est propre

Puissant, avec quelques touches électro, “Love The Way est le titre qui les caractérise le mieux. La chanson fait preuve d’une déconcertante maturité, à tel point qu’on a peine à croire qu’il ne s’agit pas d’une reprise, mais bien d’une composition originale. Qui peut se vanter de s’être créé une identité en l’espace de 4 min ?

Même si un peu moins fringante que la précédente, on retrouve également dans “Idyllic” un son qui leur est propre. Narrant les péripéties d’une relation amoureuse, on est loin de la superficialité de morceaux pop ou seul le refrain a d’intérêt. Trop souvent utilisé à tort et à travers, le terme de musicien n’est pas usurpé pour Adrien, Anthony et Cédric.

Une formation prometteuse, que l’on continuera à suivre

Le groupe, à ce jour non signé, mais diffusé dans plusieurs webradios, a déja plusieurs démos en stock et vient tout juste de sortir son EP. Leur nom, ‘Blinky‘, a été choisi en hommage au Pacman rouge, que l’on retrouve sur leurs pochettes , et j’écris ces lignes en la leur.

Watch out motherfuckers, new generation is taking control. Constatez le par vous-même :

Telecharger leur EP

Louis Eustache

 

 

 

Attention les yeux, voici Eklipse ! Faites connaissance avec la première partie de Nightwish.

A tout les mordus de concerts : arrêtez moi si je fais fausse route, mais on a tous déjà vécu la pénible expérience que de se coltiner une indigeste première partie. Vous savez, ces débuts de soirées ou l’agacement vient s’ajouter à notre impatience, l’impatience d’apercevoir le groupe pour lequel on a mis la main au porte-monnaie. Mais il y a bien heureusement des exceptions…

Qui a dit que première partie rimait forcement avec ennui ?

Quand la mayonnaise ne prend pas, les plus désespérés d’entre nous finissent même par siffler le malheureux ‘support act’. Que ce soit clair, les groupes qui ouvrent ne sont en général pas choisis par la tête d’affiche elle-même. Les formations tournent ensemble lorsqu’elles sont issus du même tourneur et/ou de la même maison de disque, tout simplement.

Mais ne généralisons pas, d’agréables surprises se cachent parfois dans les soirées headbang. Il y à quelques jours, j’ai reçu un atypique dossier de presse de la part d’EKLIPSE.  ”Séduisantes, sexy et pleines de talents” : assez bonne accroche je dois dire. Il s’agit en fait des courageuses qui accompagneront Nightwish lors de la tournée Imaginaerum (à Bercy aussi, donc). Délicate attention, c’est bien de savoir à qui on a affaire non ?

Les communiquants de la bande vantent (et illustrent :) ) les charmes des 4 demoiselles, mais rassurez vous ce n’est pas le ‘fond de commerce’ du groupe. Croyez moi, la musique en vaut le détour. Je vous conseille le jour J de ne pas filer à la buvette pendant leur set.

La vue est séduite, mais pas seulement…

Etant peu adepte de la musique classique, je redoutais que le style instrumental, tout aux violons et violoncelles, ne suscitent que peu de temps mon intérêt. Et pourtant, j’ai dévoré l’album comme un affamé. Première explication : le choix judicieux du répertoire, très variée.  De la pop, du rock, de la BO de film… Eklipse revisite Linkin ParkDepeche ModeColdplay mais également Lady Gaga et Justin Timberlake ! Des choix “osés” mais victorieux.

Particulièrement soignée, “A Night In Strings” est redoutable d’efficacité. On reconnait en un rien de temps les mélodies qu’EKLIPSE sublime. Pas de détours, les 4 jeunes femmes tapent dans le mille. Quitte à m’enflammer, autant vous confier que ce tout nouveau groupe m’impressionne bien plus qu’APOCALYPTICA. Plus de gueule (et de jambes) en tout cas.

Et si elles finissaient par irriter la tête d’affiche en leur piquant la vedette comme le faisait AC/DC à son époque ? Rendez vous en avril pour savoir si oui ou non elles éclipseront Nightwish…

Tracklist :

WONDERFUL LIFE ( ORIG. BY HURTS )
IN THE END ( ORIG. BY LINKIN PARK )
NEW MOON-THEME ( THEME FROM “ECLIPSE-NEW MOON” )
HOME ( ORIG. BY DEPECHE MODE )
CRY ME A RIVER ( ORIG. BY JUSTIN TIMBERLAKE )
CLOUDBUSTING ( ORIG. BY KATE BUSH )
PAPARAZZI ( ORIG. BY LADY GAGA )
RUN ( ORIG. BY SNOW PATROL )
MUMBAI-THEME ( THEME FROM “BOMBAY” )
CLOCKS ( ORIG. BY COLDPLAY )

 

L’album sort le 30 mars, et le groupe sera de passage en France avec Nightwish :
17.04 Bercy Paris
18.04.2012 Zenith Nantes
20.04.2012 Halle Tony Garnier Lyon

http://www.e-k-l-i-p-s-e.com/

Louis Eustache

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Chronique : Unisonic – Unisonic

La chronique qui va suivre retrace avant tout une histoire d’amitié. L’amitié liant 2 monstres sacrés du heavy-metal : Kai Hansen & Michael Kiske.

En 1986, Kiske devient le chanteur d’Helloween, fraîchement formé par son comparse. Pour s’adapter à sa nouvelle recrue, le groupe opte alors pour un style plus mélodique, radicalement différent de son premier opus “Walls Of Jericho” (1985). Coaching gagnant, puisque les “Keeper Of The Seven Keys” (1987-1988) s’écoulent à plusieurs millions d’exemplaires.

 “A 2 doigts de faire trembler Iron Maiden…”

Principaux artisans du succès : Kiske et sa voix d’or, Hansen et son génie de composition. Les I Want Out“, Halloween ou Future World font le tour des plus grandes scènes du monde et restent 25 ans plus tard des passages obligatoires dans la setlist d’Helloween. Des classiques à l’origines du power-métal et sans lesquels des formations telles qu’HammerfallSonata Arctica ou Dragonforce n’existeraient pas.

A 2 doigts de faire trembler Iron MaidenHelloween assiste impuissant en 1988 au départ de Kai Hansen, son maître à jouer. Le natif d’Hamburg fonde Gamma Ray qu’il porte courageusement à bout de bras depuis 1989.

L’après-Helloween a par contre moins bien été géré par le chanteur blondinet, évincé du combo en 1993. Entre albums solos, featuring et divers projets, l’homme a surtout fait face à des déconvenues commerciales. Un énorme gâchis quand on connait le talent du garçon. En d’autres termes : marqué par la rupture de son premier amour, Kiske n’a jamais été capable de s’installer dans une relation stable. D’où une carrière en dents de scies.

Mini-album, maxi rassurant

En 2011, nostalgiques de leurs plus grandes années, les tourtereaux décident d’organiser leur retrouvailles. Et c’est cette fois ci Kai Hansen qui rejoint la bande de l’autre. Unisonic prend alors tout son sens, passant de “projet” à groupe à part entière. L’engouement du public est au rendez-vous, et les attentes concernant le premier album sont assez conséquentes. Bon nombres de curieux s’attendent à une sorte de “Keeper Of The Seven Keys III”.

Pour rassurer ses fidèles, le groupe fait partir en éclaireur un mini-album. On y découvre “Unisonic”, sorte de Time To Break Free (Gamma Ray) des temps modernes. Mais c’est vraiment la très Maidenienne “My Sanctuary” qui s’impose comme poid lourd. Petite précision pour les chanteurs de salle de bains : évitez le massacre, ne cherchez pas à atteindre les hautes notes le refrain, vous n’y arriverez pas. A part Bruce Dickinson, on voit mal qui aurait la bouteille pour la reprendre.

Et si”Souls Alive” n’est vraiment pas dégueulasse (euphémisme quand tu nous tiens), elle n’a cependant pas la finesse du titre précédent. Enfin ça en principe, en tant que fidèles acheteurs, vous le savez. En revanche ce que vous savez moins, c’est ce que vaut l’album complet, dans les bacs le 30 mars.

Comme aux bon vieux temps, le duo fait mouche…

Je ne vous ferai pas languir plus longtemps. Aficionados du genre, vous n’allez à priori pas être déçu. Surtout que cette-fois, Kiske s’est uniquement consacré au chant, nous épargnant des mixtures moyennes. Le bougre a quand même eu son mot dire, en tout cas au moins sur “Never Change Me”, assez proche de l’ère “Chameleon” (Helloween) finalement. Clin d’oeil à When The Sinnerdans le pré-refrain ! Je vous laisse la surprise.

Si vous avez pris part au “7 Sinners Tour”, les italiens de Trick Or Treat ne vous ont surement pas laissés indifférent. Pourquoi je vous les cite ?  Tout simplement parce que “Never Too Late” m’a fait penser aux transalpins dès la première écoute. Assez étrange d’être influencé par son cover-band non ?… Mais Alessandro Conti sera ravi.

La pink Cream 69′s touch

Vous allez dire que j’abuse des comparaisons, mais pour vous donner une idée de ce que donne “No One Ever Sees Me“, imaginez Always“ (album solo de Kiske) avec un background plus développé.  N’aurais-je pas oublié de mentionner les autres membre du groupe  ? Si, peut-être. Dennis Ward et Kosta Zarifiou ne sont en plus pas des figurants. On sent l’empreinte du hard rock mélodique de Pink Cream 69 sur l’album,  en particulier sur “I’ve Tried” , “Renegade” et “Star Rider”.

A l’exception des amateurs de Black/Death métal qui risqueraient de s’ennuyer, l’album est potentiellement appréciable par tout fans de rock/métal, ou simplement friands de belles voix. Et je suis prêt à parier qu’il peut aussi susciter l’intérêt en dehors du cercle des musique dites “extrêmes”.

J’ai omis de vous parler de “We Rise” où le groupe se lâche littéralement sur les solis, mais que diable, il faut bien que je vous laisse des surprises. Le super-groupe, en super-promo sur Paris, répondra bientôt à nos questions.

Sortie le 23 mars

Louis Eustache

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Chronique : Freedom Call – Land Of The Crimson Dawn (16/20)

Comme nous le confiait dernièrement Monsieur Chris Bay (le chef des opérations), les sonorités dites “dépressives” ont toujours eu le don de l’horripiler.  Et on peut aisément affirmer  que depuis ses débuts, Freedom Call n’a jamais sorti d’album, ni même expérimenté quoi que ce soit de dépressif, bien au contraire.

Les temps sont durs pour le power metal

Du premier ”Stairway To Faryland” (1999) en passant par l’excellent ”Eternity” (2001) ou l’intéressant “Dimensions” (2007), le groupe a toujours su imposer et revendiquer  son “happy metal”.

Malheureusement, la crise de l’industrie du disque a fait des ravages au sein du genre pratiqué par les allemands.  L’énorme baisse des ventes a grandement affecté le style déjà loin d’être la branche la plus populaire du métal. Outre les problèmes économiques engendrés*, le niveau de remplissage des salles est lui aussi devenu inquiétant.

C’est en observant impuissant Gamma Ray (les pionners) & Freedom Call jouer au trabendo (600 places) en 2010 que j’étais arrivé à cette conclusion. Et qui sait quelle salle va accueillir les musiciens pour leur prochaine date, cette fois-ci en tête d’affiche !

Un bon vieil album concept (et la pochette moche qui va avec)

Pourtant, ce ne sont pas les opus de qualité qui manquent. Prenons  par exemple “Land Of The Crimson Dawn” (totalement par hasard). Il s’agit comme souvent avec eux, d’un album concept. Chris Bay vous l’expliquera bien  mieux que moi, mais il est en gros question d’un lieu paradisiaque, voire du paradis lui-même. Le concept est introduit par  “Crimson Dawn” , mais on y rentre véritablement avec “Back Into The Land Of Light”, suite logique de “Land Of The Light”. La chanson retrouve toute la fougue de son aîné.

Deux autres de tentatives de résurrection de classiques figurent sur l’album. “66 Warriors” cherche mais ne réussit pas à ranimer “Warriors” tandis que “Power+ Glory” nous rappelle avec brio  au bon souvenir de ”Far Away”. Et en parlant d’anciens,  on constate que le départ de Dan Zimmermann n’a pas eu que des inconvénients. Les influences Hard Rock qu’ a apporté son remplaçant Klaus Sperling s’est soldé par l’écriture du titre phare de l’album : Rockin Radio.

Rockin Radio, la perle de l’album

Pour une fois inspiré d’un fait réaliste (au nom de l’émission qu’animait le chanteur du groupe), le single s’impose comme le nouvel hymne du groupe. Tout en avouant son aversion pour tout ce qui est sans guitares éléctriques  (rap et techno en l’occurrence), Chris Bay remercie en puissance les radios et toute la communauté rock et métal. Nul doute que l’écoute plaira au plus grand monde.

Et justement, les deux types d’auditeurs y trouvent leur compte : les aficionados ne sont en aucun cas dépaysés, et les nouveaux ont l’agréable surprise de découvrir un métal atypique, loin des clichés les plus courants. “Land Of The Crimson Dawn” contient un tel lot d”enthousiasme qu’on oserai presque faire le parallèle avec les bandes sons de Walt Disney, finalement pas si différente par moment (ma remarque a fait rire le groupe mais a néanmoins été approuvé). “Hero On Video” en est la parfaite illustration.

Croyez le  croyez le pas, mais le titre n’aura pas fait tâche dans “Alvin et les Chipmunks 3″ (“film” affreusement minable, soit dit en passant).

La vérité sort de la bouche des grands enfants

Les paroles orientés fantasy restent néanmoins très naïves. Le phénomène est volontaire, le groupe souhaitant que sa musique soit accessible à tous. Les refrains sont sans exception très réussis, ce qui à l’avantage de sauver les titres  aux intros un peu faiblardes comme “Sun In The Dark”“Terra Liberty” ou ”Eternity”. Presque rien à jeter finalement.

A tout ceux qui redoute l’heure du réveil, qui considèrent le matin comme une impitoyable épreuve, conseil personnel : optez pour du Freedom Call. L’énergie et le positivisme du combo allemand auront raison de votre manque de sommeil. Et entourez la date du 23 février sur votre calendrier, pour voir à quoi ressemble un album de métal par de grands enfants.

*Pour prouver que je ne dramatise pas la chose : la réussite de son nouveau groupe était tel que  Timo Tolki (ex-Stratovarius) a avoué avoir dormi dans des hotels formule 1 pendant sa dernière tournée. Cela dit ils ont Canal +. Peut-être en a t-il profité pour regarder la trilogie “Alvin et les Chipmunks” ?

Louis Eustache


 

 

Alice in Chains prépare un nouvel album

Alice in Chains prépare actuellement un nouvel album, qui succédera à “Black Gives Way to Blue”, paru en 2009. Dans une interview accordée au média américain Rolling Stone, Jerry Cantrell a déclaré que le groupe avait déjà débuté l’écriture de nouvelles chansons l’année dernière et qu’il reprendrait le chemin des studios au début de cette année. En attendant de revenir dans les bacs, le guitariste se remet d’une opération de l’épaule.

“Black Gives Way to Blue” était le premier opus d’Alice in Chains avec son nouveau chanteur, William Duvall, qui remplace Layne Staley, disparu en avril 2002. Cet album comprenait notamment une collaboration avec Elton John. Le nouvel album de la formation rock devrait la mener à programmer une nouvelle tournée.

 

(source: musicactu)

 

Slash : un son live pour son nouvel album

Alors que le successeur de “Slash”, paru en 2010, est en cours de réalisation, Slash a confié qu’il tenait à retrouver l’énergie des concerts dans son nouveau projet. “Tout est joué live : les solos de guitare, vraiment toutes les parties des morceaux. Nous ne voulons pas ajouter de sons additionnels à l’enregistrement”, a-t-il expliqué lors d’une interview accordée au magazine britannique Total Guitar. Pour ce nouveau disque, attendu courant 2012, Slash retrouve une nouvelle fois Myles Kennedy, guitariste et chanteur du groupe de rock Alter Bridge, afin d’assurer les voix, comme sur son premier album solo.

 

(source: musicactu)

 

Chronique : INCRY – ROCK.FR

Il y a parfois des rencontres que l’on doit au hasard. Il y a de cela plusieurs mois, alors que je m’apprêtais tout naturellement à interviewer un américain très bluesy, je pars saluer le responsable de la promo, en discussion avec 2 types. En attendant mon tour, je me mêle à la conversation, et me voit même offrir un CD par le manager et homme à tout faire d’INCRY.Bien sur, vu la masse d’albums que reçoit un chroniqueur (eh oui, nous sommes aussi très sollicités figurez vous), quelques temps se sont écoulés avant l’écoute satisfaisante de “Face Au  Mur”.

Des réserves vites dissipées

Ce qui m’avait séduit sur leur premier opus ? Une bonne texture globale avec un titre fort comme “Insomnie”.
-”Encore un groupe français”
 m’écriais-je  pourtant avant de mettre la galette dans le lecteur.
-”C’est du costaud finalement”, concluais-je ensuite avec surprise (à savoir : je ne ne parle pas tout seul, c’est une astuce de journaliste).

Le choix du cœur.

Une des grandes caractéristiques d’INCRY : le chant en français. Plus qu’une caractéristique, ou une marque de fabrique, je qualifierai presque ça d’ un acte de bravoure, vu la côte qu’a notre langue dans le milieu.Saluons la prise de risque ! Et selon moi, le pari est gagné.

Il y a en fait 3 écoles chez les groupes français : ceux qui, ne voulant pas spécialement sortir du moule, suivent la tendance en choisissant la langue de Shakespeare, ceux qui adoptent le français en essayant de calquer leurs textes sur  l’anglais, ce qui s’avère franchement très médiocre; et enfin, des musiciens comme  INCRY, qui se distinguent en créant des paroles directement dans leur langue natale.Cette espèce étant en voie de disparition, merci de la protéger.

Un pas franchi entre les 2 albums.

L’autre ruse du métier de rédacteur, c’est de parler métaphoriquement. Déjà, ça impressionne, et cela permet en plus d’illustrer très clairement une idée, un avis. Prêtons nous au jeu. Si l’on compare “Face Au Mur” à une femme à l’allure charmeuse, on peut très bien considérer que “ROCK.FR” est une parfaite nymphomane (espèce en voie de disparition ou de développement, ça dépend pour qui en fait). Et en effet, le groupe, selon ses propres dires,  se cherchait encore stylistiquement à l’époque de son premier opus.

Si j’ai moi même visiblement du mal à rentrer dans le vif du sujet, (il m’aura fallu 7 paragraphes pour attaquer ROCK.FR, mais que voulez-vous, je suis bavard), INCRY lui sait frapper fort d’entrée. “Le Meilleur” qui porte bien son nom, nous chauffe avec des ingrédients propres à ce que l’on nomme parfois le “Happy Metal”.

Traduction : un morceau archi-mélodique, des textes optimistes, et des riffs ‘in your face’.J’espère que le groupe ne m’en voudra pas trop pour cet anglicisme. Pour me faire pardonner, je vais maintenant utiliser l’expression ‘rentre dedans’, adéquate pour “C’est si bon” et “Mange”notamment.

Tout sauf monotone

Le défaut fréquent d’un album de rock, c’est de nous balancer une seule et même sauce tout le long (je soupçonne les esprits les plus tordus de faire le rapprochement entre l’expression “balancer la sauce”  et les précédentes métaphores sur le charme). Heureusement, il existe des pistes qui savent varier la mixture comme “Pourvu qu’un homme” ,“Inattendue” ou “L’enfant”, plus en finesse, avec un tempo plus lent  et une partie lyrique mise en valeur.

Un album musicalement au moins aussi bon, et une approche plus provocatrice, piquante, voila le genre de choses qui me ferai plaisir pour leur prochaine sortie.

Chroniquer l’album d’un groupe avec lequel on a sympathisé, c’est prendre le risque de lancer des éloges complètement démesurées et absolument pas objectives. J’espère ne pas être tombé dans ce piège la. En attendant,

For those about to ROCK.FR, I salute you !

Louis Eustache.

Quelques liens utiles : http://www.myspace.com/incry
http://incry.fr/

 

Paul McCartney : deux inédits sur son album de reprises

Le 6 février, Paul McCartney sortira un nouvel album composé de titres que son père lui jouait quand il était jeune et qui ont eu une influence majeure pour sa carrière musicale. En marge de ses reprises, l’artiste a enregistré pour ce projet deux nouvelles compositions, “My Valentine” et “Only Our Hearts”, pour lesquelles il a respectivement collaboré avec Eric Clapton et Stevie Wonder. Paul McCartney était par ailleurs au Palais omnisports de Paris Bercy, le 30 novembre, à l’occasion de sa tournée européenne. Il a donné trois heures de concert durant lequel il a interprété les plus grands succès des Beatles, des Wings et de son répertoire solo.

 

(source: musicactu)

 
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