Würm est le nom de la dernière glaciation de la préhistoire. Cependant, il ne faut pas s’y fier car l’ambiance lors de leurs concerts est très chaude. Pour les avoir vu en première partie d’ AqME et Mass Hysteria, il y a de cela quelques années, je sais de quoi je parle ! A la fin de leur prestation, le public en demandait encore, et moi aussi ! C’est donc tout naturellement que j’ai acheté leur second albumSwing with the Savior, sorti en novembre dernier.
La pochette est très évocatrice, avec un Jésus transformé en rock star, confortablement installé dans un fauteuil de cuir rouge, et en train de se faire tatouer « Rock’n Roll » par une charmante jeune femme. Une invitation à swinguer avec le Sauveur !
L’album, constitué de douze titres, démarre fort avec Swing with the Savior. Un bon morceau d’alternative comme on l’aime . C’est un son puissant mêlant forte batteries et guitares à la voix du chanteur tantôt aigue, claire, ou en scream, qui va nous suivre tout au long de l’album. Le second morceau, MD ride est dans la même veine, avec plus de distorsions, et mettant plus en avant la guitare. Würm aime jouer avec l’auditeur. Au début du morceau On the Pyre, on se croirait dans une ballade, puis le son démarre au quart de tour, les instruments s’enclenchent, pour notre plus grand plaisir ! Par moment, le groupe ajoute même une subtile touche électro à leur musique. On notera le featuring avec Poun, chanteur de Black Bomb A sur le morceau Like a Dog.
L’album est à écouter d’un seul coup ! Les Yvelinois se sont montrés créatifs, ne font pas dans la répétitions, et surprennent par leurs innovations. La voix peu commune de Tef, et le soin porté aux instruments donnent un mélange à savourer sans modération, jusqu’à la dernière note de guitare du dernier titre, Hide.
Sinners –Sinners est le résultat d’une belle rencontre, entre Sam (clavier-chant) et Steve Thil (guitare-chant) mariés et fondateurs du groupe. Ces deux là sont des enfants pure souche de la scène alternative, c’est pourquoi leur musique est tour à tour influencée par la scène hardcore des 80’s ou le Punk de 77 et des groupes comme The Misfits, Danzing, Turbonegro…
Le groupe se forme en 2009 et sort un premier E.P avec Yann Clavaizolle (des Eldeberries) à la batterie. Par la suite les gratteux Mike Zebra et Ed rejoignent le groupe, suivis de près par François Arbon à la batterie. Sinners-Sinners livre son horror punk-rock pour la première fois en mai 2009.
Après plusieurs dates en France, les deux sinners s’envolent pour Los Angeles avec cette fois Marky Arnolds, le batteur des Morolocks (!!). Leur roadtrip américain les conduira dans le club mythique : le Viper Room (la boîte de Johnny Depp). Sinners-Sinners entre ensuite en studio pour leur premier album. A la production on trouve Nic Jodoin et Mike Patterson (Black Rebel Motorcycle Club, beck…). Un 45 tours voit le jour : L.A’s Burning. L’album Cardinal Sins suit le vinyle de près.
Cardinal Sins : Punk Rock from the grave
Si vous ignorez tout du (vrai) punk-rock actuel, que vous aimez les ambiances « train fantôme » façon film d’horreur B movie, Cardinal Sins est fait pour vous. Après une intro aux sonorités d’orgue et teintée d’un sample horrifique qui semble sorti d’un épisode d’Hostel , la fête, que dis-je, la messe noire du punk-rock peut commencer. Metropolis le premier morceau est un bon coup de poing sonore, Sonic boom nous fait monter en vitesse et ainsi de suite. Chaque compo est tour à tour survitaminée, sombre, lourde et parfois même tout ceci à la fois !
Ne manquez pas L.A’S Burning et Nightmares où l’on entend la voix claire de Sam (la claviériste) en complément de la voix plus grave de Steve.
La force de Sinners Sinners, c’est cette ambiance, cette énergie propre au punk-rock et à toutes ces influences multiples. Il faut découvrir Sinners Sinners, ce groupe qui cartonne en outre atlantique, un peu partout en europe, mais encore trop méconnu de chez nous.
Furieusement Rock n’ roll, furieusement sulfureux et dansant, Cardinal Sins est un morceau de bravoure du punk rock actuel !
Voici un nom sortie de nulle part pour un album qu’on croirait tout droit sorti du film The big Lebowski. Mais il ne faut pas s’y tromper, Coffin on Tyres n’a rien d’une bande de loosers et leur musique est là pour le prouver ! En effet, Coffin on Tyres, c’est avant tout un groupe de stoners. Pour ceux qui ne connaitraient pas ce style de musique, sachez que le papa du stoner est Black Sabbath et que Queens of the Stone Age fait partie de cette mouvance. En bref, le groupe joue dans un registre qui promet que du bon !
Le groupe s’est formé vers 2008- 2009, et en relativement peu de temps, il a pu fournir à nos oreilles ce son puissant, mais en aucun cas violent, emmené par la voix pénétrante de son chanteur et caractéristique de leur style.
Pour ce qui est des morceaux, j’ai un petit faible pour deux titres. Le premier Time Machine, fait penser à de l’alternative, et le second, Mexican Standoff est surprenant car, alors même qu’on croit que le morceaux est fini, il repart de plus belle. C’est un effet particulièrement appréciable quand on aime une musique.
Pour conclure, je dirais que cet ensemble constitué de deux guitaristes, d’une batterie, d’une basse et d’un chanteur a du potentiel à revendre et qu’il promet pour la suite !
Bonne écoute !
Katell
Découvrez la vidéo de présentation de Coffin On tyres :
Il suffit que Saez décide que la pochette de son nouvel albumJ’accuse soit une femme nue dans un caddy, dénonciation de la société de consommation dans laquelle chacun est enfermé, pour que le signal soit lancé. Les inspecteurs de l’ARPP furent en émoi devant ce qu’ils interprétèrent comme une image dégradante de la femme. La censure s’ensuivit et le débat avec que je ne lancerai pas ici.
Ainsi, le ton est donné. Cesixième album est une critique complète de cette société qui nous pousse à consommer. Acheter de la technologie, outils de base de propagande. Ainsi, les écrans éduquent les enfants, et les enfants propagent les messages par facebook, msn et compagnie. Les féministes sont également visées, depuis 68 et ce fameux mois de mai, elles ont relâché leurs efforts et ne mènent que de petites actions sans grandes répercussions. Le tout marqué par une profonde nostalgie du passé, la première chanson, les anarchitectures est une bonne mise en bouche de l’album.
Vient ensuite le second titre, Pilule, description d’une journée de travail classique, triste et monotone. Les gens s’enferment dans une routine qui leur colle à la peau, ils souscrivent des crédits pour consommer toujours plus. Tout y passe. Damien Saez dénonce l’hypocrisie des gens qui ne font rien contre cela. Il critique Internet, qui rend les gens accros au virtuel, tout simplement parce qu’il est devenu impossible de s’évader du train morose de la vraie vie. La nostalgie de Saez est la plus frappante dans la chanson Cigarette. Eh oui, de nos jours, il est interdit de fumer dans les cafés… Et voiciJ’accuse, premier single de l’album éponyme qu’il n’est nul besoin de commenter:
Ce titre est téléchargeable gratuitement sur le site http://saez.mu/
Tout l’album est à l’image de Saez : incisif, poétique, magnifique à l’écoute. Cependant, il se trouve dans une version plus rock et plus engagée que les précédents opus. Le chanteur marche sur les traces d’Emile Zola qui dénonçait en son temps d’autres choses aberrantes. Déprimant pour le profane, comme tout ce qui vient de Saez, cet album sera en revanche un vrai petit bijoux pour les initiés et autres curieux. Il n’y a pas un morceaux plus attirant qu’un autre, l’album s’écoute et s’apprécie d’une seule traite.
Marre de vous prendre la tête ? Détendez vous avec Ultra Vomit ! Le groupe nantais nous offre ici une expérience musicale sans précédent .
Ultra Vomit revient en effet avec son deuxième album, avec un seul objectif (mis à part celui contenu dans le titre): Encore plus de déconnade!
Dans cet album, les titres se succèdent, parfois un peu courts, un peu lourds, mais toujours aussi drôle.
Ultra Vomit nous propose une longue série de parodies diverses et variées, allant du métal à la chanson française en passant par la pop et la musique country. En bref, de l’humour au 28ème degré, sympa à écouter. On débute avec une intro basée sur la musique de Koh Lantah, belle mise en bouche de l’album. Le titre suivant est Quand j’étais petit, morceau inspiré de When I was a child de Dionysos, qui fait toujours un tabac en live. Ce titre fait partit de mes trois coup de cœur avec Montains of Maths et la chanson des canards dont le clip est disponible ci-dessous:
Amoureux de métal, de bière et de dérision, cet album est fait pour vous !
Aujourd’hui les enfants nous allons parler de Nelly Olson ! Non pas celle qui faisait des crasses à Laura Ingalls mais d’un groupe de rock du même nom. Nelly Olson donc, nous propose un second album intitulé Tits (le précédent se nommait Lips). Originaire de Bordeaux ce groupe se nourrit de diverses influence (de Radiohead à Placebo en passant par K’s Choice).
Au chant on trouve Tita, une voix chaude, séduisante et rock comme on aime. Il y a de tout dans Lips : des morceaux énervés comme Anyone anywhere et des mélodies plus posées comme Cry on me ou Sorry (the legacy). Les voix féminines sont encore trop rares sur notre scène rock. Tits c’est tout simplement du travail bien fait (avec amour), des mélodies accrocheuses (What I do now accroche l’oreille dès la première note).
Comme tout groupe qui se respecte Nelly Olson se produit sur scène et c’est tout bonnement en fan de rock qui se respecte que vous devez aller à la rencontre de la famille Olson. En attendant ruez-vous sur Tits sans plus attendre et découvrez l’album sur le site du label du groupe. Si le temps vous manque écoutez au moins The Chain un titre qui, selon-nous, résume tout le talent de Nelly Olson.
She c’est Zooey Deschanel vue dans Weeds dans un rôle d’ex déjantée et dans Yes Man au côté de Jim Carrey. Him c’est M. Ward musicien touche à tout et producteur.
Leur rencontre a donné en 2008 un premier album sobrement intitulé Volume 1. Le Volume 2 est aujourd’hui disponible et comme son prédécesseur la musique du duo oscille entre douceur et mélancolie mais sans jamais sombrer dans la tristesse. Volume 2 peut se classer dans la pop, mais les essences de la soul et de la country ne sont jamais loin.
Deschanel nous offre de nouveau sa voix à la fois chaude et claire, dans des chansons au son actuel et qui pourtant nous renvoient aussi quelque part dans la Californie des années 50-60. L’époque où les chanteuses de soul déclamaient leur « sad songs » dans de beaux micros chromés… Fermez les yeux et écoutez : Thieves, Don’t look back et I’m gonna make it better…
Ce Volume 2, est la confirmation que Zooey Deschanel est une musicienne accomplie, qui a trouvé l’équilibre dans l’émotion de ses textes ni trop tristes, ni trop légers. M. ward, qui a entre autre collaboré avec notre regretté Bashung, renforce ce juste équilibre dans des compositions, qui nous l’espérons, vous feront danser langoureusement cet été.
Sarah et Geert Bettens relancent K’S Choice, qui se trouvait en suspens depuis plus de six ans, avec ce nouvel album qui se nomme Echo Mountain et se constitue de deux disques. A l’écoute de ce disque on se rend vite compte que le groupe n’a pas perdu de son efficacité.
L’un des deux disques de cet album est résolument rock dans le même registre que le titre Mr Freeze sorti en 1996 sur Paradise in me.
L’autre est plus calme, à écouter au coin du feu, avec Geert Bettens à la guitare acoustique et Sarah Bettens en meneuse qui nous invite à la suivre.
Le premier single Come live the life est un titre superbe qui met en scène l’univers fantaisiste d’un enfant avec un clip qui est tout simplement génial.
K’s Choice dessine l’alliance pleine de justesse entre une pop douce-amère. Mais tout cela ne serait rien sans le charme de Sarah Bettens, la chanteuse dont la voix suave trouve une résonance parfaite avec l’harmonie de l’ensemble.
Bref, sur cette nouvelle livraison, K’S Choice n’a pas fait de grands changements dans sa musique. Ce qui plaira au Fan de la première heure du groupe.
B-Side Life est le second album de Watine. Accompagnée de ses musiciens, elle va encore plus loin dans son univers trip-hop.
L’ album est construit autour de sons éparpillés, rassemblés instantanément au son de sa voix, le tout donnant un effet on ne peut plus agréable. Les sonorités semblent provenir de l’enfance, d’un univers de cinéma, tantôt inquiétant, apaisant ou encore étonnant. Watine vogue de notes en notes et nous entraine dans son voyage fabuleux avec elle.Nothing Else est un titre particulièrement réussi. On aurait presque envie de suivre cet ourson et cette petite fille dans leur voyage.
Face to Faceest dans la lignée deNothing Else. L’impression de se retrouver dans une boite à musique en compagnie de Watine et de son piano persiste. Avec le morceauFantassins, la chanteuse s’engage poétiquement contre guerres et soldats avec la délicatesse de sa voix. Comme quoi il n’y a pas besoin de crier pour se faire entendre. B-Side Life est chanté en majorité en anglais, avec à chaque voix ce style authentique qui n’appartient qu’à Watine. Tout le monde peut s’essayer à l’écoute de cet album qui en surprendra plus d’un.
Formé en 2007, Block Buster est un trio composé de Boris à la bass , Jules à la batterie et Adrien à la guitare et chant.Block Buster se présente comme un groupe pop/punk-rock et nous propose un CD 5 titres intitulé Not Here but out there. C’est un trentenaire qui écrit cette humble chronique, mais un trentenaire qui a vécu toute sa jeunesse avec, entre autre, le son du punk rock façon côte ouest dans ses oreilles !
Not Here but out there sonne comme une retrouvaille avec un style hyper accrocheur, mélodique et punchy à souhait. Les 5 titres s’écoutent tout seul, mais parfois on aimerait un peu plus d’agressivité dans les morceaux. Block Buster ne cache pas ses influences que sont New Found Glory, Four Year Strong, A Day To Remember.
Si nous parlons d’un style de musique léger et mélodique, les paroles de Not here but out there sont un récit du quotidien de jeunes adultes que son nos trois zicos. Leave your message parle tout simplement de l’absence provoquée, l’éloignement lorsque l’on s’investit dans un projet musical. What a life et Passion parle du fait de vivre sa vie et non de la rêver et des risques que l’on prend.
Des lyrics qui sont tout simplement l’écho des craintes, du quotidien de musiciens souvent sur la route pour jumper et transpirer sur scène.
Comme tous les groupes punk-rocks de notre vieille France, Block Buster est en quête de reconnaissance. Le public que nous sommes a parfois trop tendance à se focaliser sur des groupes déjà mis sur le devant de la scène. Pourquoi ne pas acheter le maxi de Block Buster ? Il vaut le coup ! Pourquoi ne pas éteindre ce putain d’ordinateur et aller les voir en concert ?
Message pour notre audience masculine : non désolé, je n’ai pas les coordonnées de la jeune fille de la jaquette.
Pour acheter l’album, cliquer sur la pochette ci-dessus.