Rocks like no one

Jens Johansson (Stratovarius) à propos de “Nemesis” (Interview)

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Les fans de Stratovarius aiment se quereller. D’un côté, les penseurs « old school » qui ne jurent que par Timo Tolkki. Pour eux, chaque occasion est bonne pour déplorer le départ de l’ex-homme fort. « They lost their souls » (« ils ont perdus leur âme ») écrit sur Youtube un internaute visiblement résigné. De l’autre, ceux qui savent tourner la page au même rythme que leur groupe.

Allez, soyons raisonnable, adoptons la seconde posture. D’autant qu’il s’écrit de très beaux chapitres ! Si Polaris (2009) n’était rien de plus qu’un album de transition, on peut cependant tirer quelques enseignements d’Elysium (2011). Matias Kupiainen, nouveau venu, n’a finalement pas grand-chose à envier à son illustre prédécesseur. La chanson titre composé par ses soins faisant office de preuve.

L’éloge du guitariste se poursuit au Hard Rock Café. Mais cette fois-ci, son compère Jens Johansson prend le relai. Tiens, sa nature réservée (mais agréable) me rappelle quelqu’un. Tuomas Holopainen (Nightwish) probablement ? Sans faire de généralité, je pense pouvoir avancer que les finlandais ne sont pas les plus extravertis. «  In my country people don’t talk too much », me confirme t-on.

Je vous aurais bien glissé une ou deux remarques sur les titres de « Nemesis », mais le copyright audio trouble ma concentration. Toutes les 30-40 secondes, tandis que la musique s’arrête, une voix forte, claire, et assurée nous indique que « THIS MUSIC IS PROPERTY OF EARMUSIC ». Quelque peu décourageant ! Et pas seulement pour les vilains uploaders…

Louis Eustache

 

Interview : Helloween nous parle de “Straight Out Of Hell”

Ces citrouilles-là sont décidément inusables.  Les chiffres parlent : 30 ans de route pour 15 albums studios écoulés à 7 millions d’exemplaires, auprès de fans éparpillés au 4 coins de la planète. Si le groupe a connu son lot de crises au début des 2 dernières décennies,  Helloween n’a pas à rougir de sa côte de popularité actuelle. L’accueil réservé aux 3 derniers efforts le prouve. « Keeper Of The Seven Keys – The Legacy », « Gambling With The Devil » et “7 Sinners”  ne font pas tâche dans la discographie du groupe, loin de là. Une partie de la presse et des fans les considèrent même comme les meilleures sorties de l’ère Andi Deris.  

Alors que line-up conforte son record de longévité (8 ans bientôt, du jamais vu dans la carrière des teutons), les tournées ne cessent de faire le bonheur des promoteurs. On peut clairement affirmer qu’Helloween est dans une pente ascendante. 

Chose rare, « Straight Out Of Hell » ne sortira pas à l’occasion de la fête des morts, mais en janvier de l’année qui suit. Selon le frontman, il s’agit d’un choix délibéré de Markus Grosskopf (basse), qui dispenserait ainsi le groupe de répétitions en cas de fin du monde le 21 décembre. Amusant, n’est-ce pas ?

Et si le groupe nous a offert une mise en bouche satisfaisante avec « Burning Sun » (aux faux airs de Kill It), le deuxième single passe au niveau supérieur. Nabataea rhabille pour l’hiver tous ceux qui pensaient incapable Helloween de pondre encore aujourd’hui de morceaux mémorables.

Visiblement fier de son nouveau bébé, Andi Deris précise que le groupe en interprétera « Probablement 4 ou 5. Je suis quasi-sur que nous jouerons Nabataea, Burning Sun probablement, Wanna Be God je pense, et certainement une ou deux supplémentaires »

Toujours à propos de la tournée à venir, on apprend que « Kill It » pourrait intégrer la set-list, bien qu’il faille aménager le show de sorte à ne pas essouffler le batteur.

Andi Deris ouvre même la porte à Michael Kiske, qu’on pensait brouillé pour l’éternité avec le groupe. Visiblement, la hache de guerre est enterrée :

« Oui, il y aura quelque chose de spécial au rappel. Malheureusement, c’est encore Gamma Ray et pas Unisonic. J’aimerais avoir Unisonic avec Michael Kiske et Kai [Hansen], et les amener sur scène. Je resterais personnellement au fond de la scène avec ma guitare en les laissant chanter et faire le boulot ».

Il précise cependant qu’il faudra patienter encore quelques années :

« Ce n’est peut-être pas le moment. Il a commis une grosse erreur. Michael Kiske a déclaré haïr le métal. Monter sur scène avec Helloween, qui est un groupe de metal, signifierait qu’il a menti. »

La suite nous laisse rêveur :

« On verra la tournée suivante. Je bosse dessus. Helloween continuera probablement encore 10 ou 15 ans. Pendant ces 10-15 prochaines années, j’aimerais beaucoup les avoir tous sur scène. Mon rêve : les 2-3 dernières chansons du set avec le vieux helloween, dédicacé à Ingo ».

« Nous sommes prêts à le faire, parce que les gens seraient à coup-sur ravis. »

Louis Eustache \w/ Grégoire Nadji

 

 

Dans la peau d’un juré de ‘Rock The Gibus’ : portrait-type du groupe voué à l’échec.

Mon fabuleux destin m’a tout fraîchement mené jusqu’au festival ‘Rock The Gibus’. J’ai l’honneur cette année d’appartenir au jury du prestigieux tremplin rock. Après avoir assistés à la majeure partie des concerts de sélection, moi et mes compères avons constaté être souvent témoins des mêmes erreurs. A l’aide d’un groupe fictif, je vais tenter de vous en livrer les principales.


La génération franglaise

« The International Loosers » (groupe fictif) ne se rend que très rarement à la classe d’anglais de Madame Michouze. Pourtant, il s’agit du cours à absolument ne pas manquer quand on a la prétention de chanter dans la langue de Shakespeare. « Ecouter Simple Plan et regarder American Pie en VO suffit à notre éducation » vous rétorqueraient les jeunes tigres. Eh bien sachez, naïfs, que même si la masse sonore du live ne nous permet pas de philosopher explicitement sur la profondeur exacte des paroles, un charabia est quand même toujours démasqué. Dans le cas précis où vous seriez passés à l’école en courant, soyez moins hype (tant pis) et rendez hommage à votre langue natale. Vous y gagnerez en clarté.

Nous ? Avant de se battre, on capitule. 
Persuadé d’être un orateur digne des plus grands (Staline, Clémenceau, Lillian Thuram, je déconne pour l’un d’entre eux, saurez vous le retrouver ?), le leader des « International Loosers » prend très au sérieux le speach d’avant-guerre. « Euh le Gibus ? Alors nous on est ensemble depuis 1 semaine et on n’est pas super prêt en fait… ». Allez hop, une balle dans le pied ! Un discours d’auto-disqualification, où la formation s’excuse presque de sa présence.  Tout ça a au moins le mérite de me rappeler mes années collèges et ses fameux exposés imposés. Séquence nostalgie : « Madame, j’ai préparé ça au dernier moment, c’est mal fait et tout».

Trêve de plaisanteries, ce genre de déclaration va à l’encontre même du concept de la séduction. Eh oui, un tremplin rock équivaut a un plan drague du jury. Et qui dit drague dit stratégie consistant à se montrer sous son meilleur jour, non pas à lister consciencieusement ses petits défauts. Débuter un rendez-vous galant par « Salut, je pue de la gueule, je m’habille mal et je collectionne les radiateurs » : selon vous, efficace ou pas ?

Vous avez brûlé Jeanne D’arc, on vous vole vos compos !
Les membres d’International Loosers ont bien lu le règlement et sa rigoureuse mention ‘reprises IN-TER-DITES’. Ils tentent cependant un coup risqué : ‘reprises DÉ-GUI-SÉES’.  Un riff de Muse par ci, une mélodie de Placebo par là… Un OASIS d’escroquerie, en somme. Nous prendraient-ils pour des bleusailles ?

International Loosers a maintenant sa propre page Wikipedia. Ils y renseignent leur style en inscrivant ‘pompage anglo-saxons ‘. Ne pas saisir la nuance entre vol et influence : surement l’erreur la plus lourde de conséquence…

Caprices de non-stars.
En sales gosses qui se respectent, toute la troupe d’International Loosers agit après l’annonce des résultats en mauvais perdants snobinards. En quoi le débrief’ avec le jury est-il primordial ? Premièrement parce qu’il est important d’obtenir des conseils en dehors du cercle familial/amical. Les tontons et tatas auront beau vous aimer très fort, l’objectivité ne sera pas au rendez-vous. Légitimez également l’avis des fameux ‘bon potes’ s’improvisant managers d’un soir. Prenez plutôt note de l’opinion du jury de professionnels. Ces derniers ne doivent pas être perçus comme des bourreaux, mais simplement comme des spécialistes là pour vous aider à vous développer.

Critiques, suggestions, tuyaux : manquer cette étape, c’est se priver de 50% de l’intérêt du festival. En général, seul la moitié des groupes prennent conscience de cette chance, l’autre moitié se considérant apparemment à tout point indiscutable. Et vous, vous iriez faire un braquage en repartant avec une seule moitié de la caisse ?

Fausses erreurs, vrais manques à gagner.
‘The International Loosers’ s’efforce de se vêtir le plus banalement possible afin de ne pas attirer l’attention. Une tenue de scène excentrique, c’est augmenter ses chances de taper dans l’œil du jury. Un bel emballage ne sauvera pas un chocolat dégueulasse mais mettra toujours le goûteur dans de bonnes dispositions. Un facteur à ne pas négliger quand on sait combien il est important pour un groupe de se créer une identité propre. Allez-y mollo avec les masques de singes quand même.

Toujours à côté de la plaque, les rockeurs d’International refusent catégoriquement d’entamer leur set par une intro. Pourtant, quelque soit les circonstances, un concert reste un spectacle. Sans tomber dans la surenchère, une intro en adéquation avec le style du groupe peut amener un certain charme.

Louis Eustache 

 

Interview de John Norum, guitariste fondateur d’Europe

La superficialité touchent souvent ceux qui s’adonnent à parler musique. Qu’on réduise une carrière à une seule chanson (aussi gigantesque qu’elle soit), Europe connait bien.  Véritable tuerie inter-galactique, “The Final Coundtown” est vénéré par la plupart du commun des mortels. Mais quand il s’agit de citer d’autres oeuvres du répertoire, il n’y a plus personne.

Et pourtant ! Depuis leur reformation en 2004 (qu’on trouve aussi le moyen d’ignorer), les suédois ont enchaînés de bonnes prestations, prouvant que l’histoire n’appartient pas qu’au passé. “Bag Of Bones”, successeur de l’excellent “Last Look At Eden” étant dans les bacs, c’était l’occasion rêvé de faire le point avec John Norum (guitariste fondateur).

Partie 1 : 
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Partie 2 : 
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http://www.europetheband.com

Louis Eustache 

 

Interview : Henrik (Sonata Arctica) nous parle de “Stones Grow Her Name”, d’alcool et de Nightwish !

Nostalgie quand tu nous tiens… En 2011, pour mes débuts de journaliste, j’allai interviewer Sonata Arctica dans l’enceinte de notre regretté Elysée Montmartre (si quelqu’un a dailleurs des infos sur une éventuelle résurrection de la salle, qu’il m’envoie un mail). J’y découvrais un Henrik accueillant et équipé en boisson, ce qui me semble maintenant être le dénominateur commun des groupes nordiques.

Cette fois-ci, c’est par e-mail que j’interroge le clavériste sur (entres autres) le dernier album. Moins convivial qu’un face-to-face mais de sacré économies d’avion pour eux. Ces derniers ont à raisons préférés concentrer leur budget sur la production de l’album (et l’alcool probablement).

Rock One : Tout d’abord, félicitations pour l’album. De nos jours, rares sont les groupes qui maintiennent le haut niveau de leurs débuts. Albums après albums, vous semblez vous ré-inventer à chaque sortie ? C’est ça la clé du succès ?

Henrik  : Je pense que oui, c’est une façon de voir les choses. Bien sur beaucoup de fans aimeraient probablement que l’on continue sur la lancée Power-metal de nos débuts, mais il est pour nous indispensable de suivre nos coeurs et de continuer d’essayer de nouvelles choses.  Si nous faisions encore et encore le même album, on s’ennuierait surement énormément.

Rock One : Pourquoi avoir choisi “I Have A Right” comme single de l’album de “Stones Grow Her Name” ? Personnelement, je ne trouve pas que ce titre soit très représentatif de l’album…
Henrik : On a eu plusieurs chansons en tête au moment de choisir le premier single, et la discussion fut longue et batailleuse. On a fini pour voté pour obtenir ce verdict, et je ne suis pas certain que d’autres chansons représenteraient mieux l’album. Ces jours-ci nous avons le sentiment que l’album a tellement de facettes qu’il serai impossible de choisir seulement un single qui décrierai complètement l’album. On en sortira d’autres de “Stones Grow Her Name” c’est sur et il y aura aussi plus de vidéos…

Rock One : D’ou vient le titre de l’album “Stones Grow Her Name” ?
Henrik : C’est un vers de la chanson “Alone In Heaven”. Il y a dans les paroles : “Stones grow dead names”, puis on a simplement remplacé le mot “dead” qui nous semblait hors du coup pour décrire l’album.

Rock One : Qui est l’auteur de la magnifique pochette ? Comment en êtes venu à ce résultat ?
Henrik : C’est en fait Toxicangel, celui qui a dessiné la plupart de nos autres pochettes (Winteheart’s Guild, Reckoning Night, Songs of Silence-live, For the sake of revenge, Unia and the Days of Grays). Lui et Tony ont bossé via skype, donc Tony pouvait constater l’évolution et constater en temps réel. Ça leur a pris quelques heures, il y a eu ensuite quelques modifications mineures mais l’essentiel était là.

Rock One : Sonata Arctica est probablement l’un des groupes de métal le plus populaire auprès des filles. Comment le ressens-tu ?
Henrik : Tant que quelqu’un nous aime, nous sommes heureux. Je ne m’occupe pas de regarder les jolies filles dans le public quand nos jouons. Et je ne connais aucun mec qui me contredirai.

Rock One : Il y à quelques années, Henrik m’a dit [NDLR : Je ne savais pas lequel des boys allai me répondre, mais quand on a parle du loup...] que vous étiez fréquemment surnommés “Sonata Alcohol”. Vous avez d’autres surnoms amusants? 
Henrik : Je devais être bourré quand je t’ai balancé ça ? Héhé, je n’ai pas en tête d’autres surnoms qui reviendraient souvent.

Rock One : Le fait d’être ivre, ça peut aider au moment de composer ?
Henrik : Parfois, boire un peu ivre peut t’aider à penser différemment, “Out Of The Box”. Mais la pluspart du temps quand nous  bossons ensemble, être sobre reste la bonne manière d’être. Nous travaillons très dur et nos journées sont généralement très longues, en particulier au studio. Il est donc préférable de laisser la fête et la boisson pour l’après-boulot !

Rock One : Envisageriez-vous d’amener sur scène un banjo et jouer la folle “Cinderblox” ?
Henrik : Ouais, je pense que nous devrions vraiment essayer de la jouer, cette chanson est si drôle qu’elle me fait toujours rire. Pour le banjo, je ne sais pas vraiment, aucun de nous le maîtrise vraiment, peut-être qu’on se servira peut-être de backing track. En tous cas Cinderblox devrai être sur la setlist à coup sur.

Rock One : On retrouve pas mal d’instruments baroques sur “Wildfire”. C’est une façon d’être encore plus ouvert d’esprit ?
Henrik : Tony et moi avons une vaste bibliothèque de sons pour nos claviers, on essaye d’utiliser tout ce qui pourrai être approprié pour nos chansons. En fait je crois bien que les instruments baroques comme par exemple le clavecin sont assez communs dans le Métal Symphonique ou le Power Metal.

Rock One :  Est-ce que la maison de disque vous fixe un objectif de vente avant une sortie ?
Henrik : Je n’en ai aucune idée. J’espere qu’on en vendra un million  à quiconque aime la musique :-) .

Rock One :  Quelle est votre relation avec Nightwih et que pensez vous de la nouvelle chanteuse ?
Henrik :  On les connait très bien et depuis un bout de temps (on a été leur première partie en 2004 et 2008) donc je dirai qu’on entretiens de très bonnes relations. Je pense qu’Annette s’adapte très bien aux nouvelles chansons et bien sur elle est très gentille donc… Un gros coucou au groupe et au crew !

Rock One : Je ne sais pas pourquoi, mais je vous imagine mal écouter des groupes ‘extreme’ comme Slayer. Je me trompe ?
Henrik : Ouais, plus ou moins. Depuis que l’on fait partie de la scène Métal mélodique je n’écoute pas tant que ça ce genre de musique, j’en ai assez en bossant toute la journée dessus. Mais si je met un peu de métal, ça DOIT forcément être du Pantera, Metallica, Slayer… Et bien sur il y a des centaines d’autres grands groupes de métal extrêmes. Je les aime beaucoup !

Rock One :Quelle est ta chanson d’Helloween favorite ? [NDLR : une des influences du groupe]
Henrik : Je dirai “Future World”, la version de “Live In The Uk” . C’est juste une de leur nombreuses grandes chanson, mais probablement celle que je préfère. Un pote avait la cassette de “Live In The Uk”, on se l’est écouté tout l’été… C’était génial !

Rock One : Regardes tu Games Of Thrones ?
Henrik : Non, pas encore. Mais à un moment donné il faudra bien ! Je n’ai pas vraiment de temps de regarder autre chose que le Hockey sur glace à la maison mais sur la tournée je mate pas mal de séries TV et de films, donc on verra…

Rock One : Merci beaucoup de m’avoir accordé ton temps précieux ! Ne bois pas trop !
Henrik :  Merci à toi ! Et ne t’inquiète pas, on devient trop vieux pour boire trop. Tchao !

Propos recueillis et traduits par Louis Eustache

Merci au groupe et à Nuclear Blast.

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Interview : Koritni. Bienvenue au tournant !

Après Airbourne, Koritni est surement le groupe de rock australien qui s’exporte le mieux en France. La carrière du combo qui compte un frenchie dans ses rangs (Eddy Santacreu) n’aura pas mis long feu à décoller.

Très vite, les musiciens n’hésitent pas à s’entourer des plus prestigieux collaborateurs : Mike Fraser (AC/DC, Aerosmith) pour le son,  Mark Wilknson (Iron Maiden) pour la pochette et enfin Scorpions comme compagnon de tournée.

“Lady Luck” et Game Of Fools” avaient fait l’unanimité chez la presse. Et avec “Welcome To The Crossroads”, Koritni a encore effectué un bond en avant. Un bond de Kangourou. Lex Koritni est venu nous en parler.

Rock One : Lex, lors d’un récent concert de Koritni  à Vauréal, un gars situé tout devant criait quelque chose à l’heure du rappel. Tu t’es avancé vers lui pour l’écouter quand ce dernier t’as glissé à l’oreille “Paradise City pleeeeeease”. Tu lui a alors répondu “Next time I promise”. Ce mec évidemment c’était moi !
Lex : Ah merde j’ai dit ça ? (rires). Malheureusement je ne pourrai pas tenir cette promesse. Un de nos guitaristes Luke m’a dit qu’il n’était pas possible pour lui de partir en tournée cette-fois ci. On a du trouver un nouveau guitariste très vite. On a rencontré Manu, un musicien très cool qui joue dans un groupe instrumental, qui bosse pour Guitar Mag et donne des cours à Nancy. Je lui ai donné 30 chansons à apprendre en 2 mois. Ce serai pas très sympa de lui rajouter encore du travail.

Rock One : Peut-être il la connait-il déjà…
Lex : Ecoute, je vais voir ce que je peux faire ! (rires)

Rock One : De quel “carrefour” est-il question ? (NDLR : Je fais référence au titre de l’album “Welcome To The Crossroads” et non à l’enseigne)
Lex : C’est un carrefour métaphorique, une vieille vieille histoire. Quelques chansons parlent d’un carrefour où l’on vient vendre son âme au diable afin d’apprendre à jouer du blues. L’idée de vendre son âme au diable pour obtenir quelque chose est une vieille idée utilisé dans les films, la littérature, les bandes dessinées… Ce n’est pas un carrefour en particulier, c’est celui où le diable se trouve. Je ne suis pas passionné par l’occulte mais je trouve passionnant ce concept de “sacrifice”, et les questions d’options. Vraiment proche de la nature humaine !

Rock One : “Take It Like A Man” semble assez représentative de l’esprit rock, tu peux nous en dire quelques mots ?
Lex : Une de mes favorites de l’album. Le message c’est : ne sois pas pathétique, n’accepte pas de te faire dicter tes actes, ne t’excuse pas… Ces temps-ci les gens s’excusent beaucoup trop… J’ai vraiment l’impression que la masculinité a disparu. On n’attends de nous qu’on soutienne les féministes et tout ça…
Putain, soyez vous-même, soyez des hommes !

Il y a des raisons qui font que les mecs refusent de parler de leurs sentiments. Quelques bien-pensants nous le recommandent mais qu’ils sachent que je préfère les frapper au visage plutôt que de leur parler de ça (rires). Certains hommes ressentent le besoin de changer leur nature mais je pense qu’ils ont torts. “Take It Like A Man” est un dicton anglais du temps de la guerre, de la masculinité.

Rock One : Tu entretiens un excellent rapport avec la France. C’est un peu comme ta seconde  maison, non ?
Lex : Exactement ! Je passe beaucoup de temps ici et cela va même devenir ma première maison !

Rock One : Ou en est ton français ?
Lex :[Réponse en français]Je parle un petit peu, je suis étudiant dans l’école pour français, juste pour 3 mois à Angoulême. C’est assez loin d’ici mais j’habite dans une ville entre Cognac et Angoulême.
[Retour du VO] Il est vrai que là d’ou je viens en Australie, la scène  est minuscule, il n’y a pas d’argent. Malheureusement ça revient très chère pour un groupe de jouer la-bas. Environ 600 dollars d’avion. Il faut se déplacer dans une grande ville comme Sydney. Se taper Sydney-Melbourne  revient à voyager de Lille à Marseille. Ce sont pourtant les 2 grandes villes les plus proches.

Rock One : Comment réagis t-on lorsqu’on est annoncé comme ‘le nouveau AC/DC’ ?
Lex : Je pense que c’est mieux d’être comparé au futur AC/DC plutôt que le futur Lionel Richie (rires). Les gens ont besoin de comparer. J’ai lu une critique de notre dernier album, et j’étais amusé car chaque chanson avait le droit à une référence d’un autre groupe.

Rock One : Il est difficile de décrire la musique avec des mots, on est quelque part bien obligé…
Je suis daccord, je trouve ça plutôt normal. Si je lis une comparaison avec AC/DC je le prends assez bien “Ok cool, j’adore AC/DC”. Cela arrive parfois également qu’on nous compare à un groupe dont je n’ai jamais entendu parler (rires). Mais après tout, c’est juste humain. Si tu cuisines quelque chose de nouveau, tu vas forcément user de comparaisons pour le décrire.

Louis Eustache
Qui remercie :
Lex Koritni, Roger Wessier, et Sam Prévot (à l’origine de rockone.fr, le saviez-vous ?).

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http://www.koritni.com/
http://www.facebook.com/koritni

 

Interview avec Bloody Mary (sang % rock)

Pardonnez l’hasardeux jeu de mot du titre, je devrai avoir honte… Je vais maintenant vous confesser un autre pêché, celui de l’addiction. Je pense être devenu toxicomane en écoutant “Shoot Me” de Bloody Mary. Eh oui, j’ai une envie répétée, irrépressible de me passer en boucle l’album en remuant la tête.

Mes cervicales en souffrent et se plaignent régulièrement de mon manque de considération à leur égard, ce à quoi je ne répond rien car il serai absurde de s’adresser à des cervicales. Étrange interlocuteur n’est-ce pas ? Surement les effets  hallucinogènes de la dépendance.

Contrairement à la plupart des drogues, celle-ci est légalisée et même dealée dans les rayons disques des magasins. Je serai vous, je m’enfilerai dabord une dose de “Rock N Roll Is Our Business” (feat Lex Koritni, et qui sonne comme du… Koritni). Une tuerie d’efficacité, à l’image du reste. Petite info pour la suite, au cas où vous ne disposiez pas de toutes vos facultés mentales au moment de la lecture, sachez que ‘NDLR’ signifie ‘note de la rédaction’ (donc moi quoi).

Bloody Mary, c’est par rapport au cocktail ou à la légende ?
Bloody Mary : Ni l’un l’un lautre, c’est le nom d’un morceau que j’avais composé quand j’avais 17 ans à Lyon. On n’avait pas de nom de groupe, on s’est dit que ça sonnait pas mal et c’est resté comme ça depuis. Donc pas d’histoire de miroir ou de tabasco !

Vous connaissez les ingrédients du cocktail quand même ?
Vodka, tomates, tabasco, cèleri, poivres… (NDLR : je pensais leur poser une colle, ben finalement… Non).

Et du jus de citron… Quel est la chose la plus sanglante faite dans votre vie?
 (rires) On peut parler de la vie intime ? Avec ma copine. Coucher avec quand elle a eu ses règles…

Effectivement c’est gore… (NDLR : voire très très, en y repensant. Donc vaut mieux pas y repenser en fait).
Je crois que c’est le plus sanglant que j’ai fait, je déteste le sang et du coup c’est vrai que… Mais bon quand on aime on ne compte pas !

A qui s’adresse l’album ?
A tous les fans de rock/métal au sens large, on est tous très ouverts d’esprit musicalement parlant, je pense que l’album a une forte identité hard rock mais qui va chercher un peu dans tous les styles. N’importe qui de pas trop borné peut s’y retrouver.

Avez-vous de bonnes relations avec la presse ?
On essaye ! Oui en général je suis super reconnaissant de la presse. On a eu pas mal de suivi sur notre premier album auto-produit, ça fait énormément plaisir de voir tant de gens qui se mobilisent, qui parlent de nous, comme toi qui accepte de venir faire une interview… On est content de se dire qu’il y a des gens intéressés par ce qu’on fait, on lit les articles avec plaisir.

Est-ce que c’est un frein d’être français dans le monde du rock ?
C’est un frein pour….
- L’ORANGINA C’EST POUR QUI ??? (NDLR : le serveur du café nous interrompt sauvagement)
Je veux vraiment pas faire un jeu de mot pourri, mais on a très mauvaise réputation (NDLR : le jeu de mot vient du fait que le label se nomme “Bad Reputation”). Pour s’exporter c’est vraiment pas évident dans le sens où il y à toujours un à priori du genre “Alors, qu’est-ce qu’il y a eu comme bon groupe de rock français ces 20 dernières années…”

Ils pensent à Trust j’imagine…
Ça reste la référence pour eux, même s’ils se sont pas tellement exportés à cause de la barrière de la langue. Ils ont un peu passés la frontière puisque Anthrax a repris Antisocial , ce qui a donné plus d’ampleur au truc.

La pluspart des étrangers ignorent qu’il s’agit d’une chanson de Trust…
Au delà du délit de nationalité, une fois qu’on arrive à faire écouter la musique en général ça marche tout seul…

Je vous pensais américain avant de lire votre bio…
Musicalement on vient de là, on écoute tous des groupes anglo-saxons, ça se ressent dans notre manière de jouer, d’interpréter notre musique.

Déjà pensé à écrire un morceau en français ?
Avec un accent anglais (rires) Personnellement je ne serai pas pour, ça se prête vraiment pas au style. Il y à une sonorité qui colle pas avec rock. Beaucoup plus facile d’écrire en anglais. Avec le français ça devient vite compliqué. N’importe quelle métaphore tu vas avoir l’impression de lire le journal intime d’une fillette de 13 ans…

L’anglais est plus accrocheur, on peut même faire passer des trucs un peu niais…
Plein qui l’ont bien fait dailleurs ! 

Où en étiez-vous avant de signer chez Bad Reputation ?
On avait cravaché pour boucler la compo et l’enregistrement de l’album… On l’a fait en 3 mois parce qu’on avait déjà booké les studios etc… Il y a eu changement de line-up entre temps alors il a fallu qu’on se concentre à mort là dessus… On a pas mal tourné histoire de bien roder les morceaux. Au niveau de la carrière on était à un point où il fallait que quelque chose de plus se passe. On avait besoin d’arriver dans une machine plus lourde et accéder à d’autres choses.

C’est grâce au tournée, au bouche à oreille qu’on vous a repéré ?
Il y a un mec qui nous suit pas mal qui s’appelle Laurent Ferjou (NDLR : désolé si j’orthographie mal le nom de cet individu qui m’est inconnu mais que je salue s’il me lit), qui a fait le lien entre nous 2 (NDLR : avec Bad Reputation), ça a permis de lui envoyer des titres, il a accroché puis voilà ça a été signé comme ça.

Vous avez tourné avec pas mal de groupes assez connus, lequel vous a le plus impressionné ? Papa Roach ?
Papa Roach c’était l’ambiance festival donc on a pas eu ce côté un petit peu intime qu’on peut avoir quand on fait des premières parties dans des clubs avec certains groupes. Moi personnellement  la grosse claque c’était Koritni pendant leur balance, ça a été vraiment impressionnant.

La chanson qui représente le mieux l’album pour vous ?
C’est difficile, l’album me parait assez riche de manière général , il y a beaucoup de choses qui se passent. Celle que je choisirai pour faire découvrir ce serai “Party Of Sin”. Pas évident de choisir un morceau qui condense tout.

Pour le clip de Lies, on doit s’attendre à un truc sérieux ou…
Non (rires). C’est un clip en 2 parties, une partie fiction où vraiment on pousse à fond chacun nos vices de personnalités. Micky le fait qu’il dorme beaucoup, et pour Paul (rires)… Moi le fait d’être un connard égocentrique et prétentieux… C’est mixé entre ça et des scènes live…

Ou l’avez vous tourné ?
A Nancy, au Totem. C’est quoi déjà ? Territoire Organisé Temporairement en Espace Merveilleux. C’est une sorte de pub. Il y à un collectif à Nancy qui a transformé un ancien entrepôt, qui a tout remis à neuf et qui se remue pour la culture underground.

Vous arrivez à lire les critiques étrangères ?
Moi je parle français espagnol anglais, ça regroupe la pluspart des pays… Après il y a google traduction ! Il y en a une qui est sorti en Italie, c’est vrai que quand tu vois “Le rock N Roll c’est notre affaire” (NDLR : traduction de “Rock N Roll Is Our Business”), ça fait sourire. On comprend pas toutes les nuances de la chronique mais au moins s’il a aimé ou pas.

Avant, Google Traduction traduisait ‘fan’ par ‘ventilateur’ (NDLR : fait véridique, et après vérif’ c’est toujours le cas, preuve que je ne vous raconte pas des conneries)
C’est bon ça ! On a beaucoup de ventilateurs à l’étranger !

Remerciements : Bloody Mary pour sa gentillesse, Eric Coubard  pour ses précieux conseils littéraires, pour les photos “Suzann Lewis”

Louis Eustache


 

Attention les yeux, voici Eklipse ! Faites connaissance avec la première partie de Nightwish.

A tout les mordus de concerts : arrêtez moi si je fais fausse route, mais on a tous déjà vécu la pénible expérience que de se coltiner une indigeste première partie. Vous savez, ces débuts de soirées ou l’agacement vient s’ajouter à notre impatience, l’impatience d’apercevoir le groupe pour lequel on a mis la main au porte-monnaie. Mais il y a bien heureusement des exceptions…

Qui a dit que première partie rimait forcement avec ennui ?

Quand la mayonnaise ne prend pas, les plus désespérés d’entre nous finissent même par siffler le malheureux ‘support act’. Que ce soit clair, les groupes qui ouvrent ne sont en général pas choisis par la tête d’affiche elle-même. Les formations tournent ensemble lorsqu’elles sont issus du même tourneur et/ou de la même maison de disque, tout simplement.

Mais ne généralisons pas, d’agréables surprises se cachent parfois dans les soirées headbang. Il y à quelques jours, j’ai reçu un atypique dossier de presse de la part d’EKLIPSE.  ”Séduisantes, sexy et pleines de talents” : assez bonne accroche je dois dire. Il s’agit en fait des courageuses qui accompagneront Nightwish lors de la tournée Imaginaerum (à Bercy aussi, donc). Délicate attention, c’est bien de savoir à qui on a affaire non ?

Les communiquants de la bande vantent (et illustrent :) ) les charmes des 4 demoiselles, mais rassurez vous ce n’est pas le ‘fond de commerce’ du groupe. Croyez moi, la musique en vaut le détour. Je vous conseille le jour J de ne pas filer à la buvette pendant leur set.

La vue est séduite, mais pas seulement…

Etant peu adepte de la musique classique, je redoutais que le style instrumental, tout aux violons et violoncelles, ne suscitent que peu de temps mon intérêt. Et pourtant, j’ai dévoré l’album comme un affamé. Première explication : le choix judicieux du répertoire, très variée.  De la pop, du rock, de la BO de film… Eklipse revisite Linkin ParkDepeche ModeColdplay mais également Lady Gaga et Justin Timberlake ! Des choix “osés” mais victorieux.

Particulièrement soignée, “A Night In Strings” est redoutable d’efficacité. On reconnait en un rien de temps les mélodies qu’EKLIPSE sublime. Pas de détours, les 4 jeunes femmes tapent dans le mille. Quitte à m’enflammer, autant vous confier que ce tout nouveau groupe m’impressionne bien plus qu’APOCALYPTICA. Plus de gueule (et de jambes) en tout cas.

Et si elles finissaient par irriter la tête d’affiche en leur piquant la vedette comme le faisait AC/DC à son époque ? Rendez vous en avril pour savoir si oui ou non elles éclipseront Nightwish…

Tracklist :

WONDERFUL LIFE ( ORIG. BY HURTS )
IN THE END ( ORIG. BY LINKIN PARK )
NEW MOON-THEME ( THEME FROM “ECLIPSE-NEW MOON” )
HOME ( ORIG. BY DEPECHE MODE )
CRY ME A RIVER ( ORIG. BY JUSTIN TIMBERLAKE )
CLOUDBUSTING ( ORIG. BY KATE BUSH )
PAPARAZZI ( ORIG. BY LADY GAGA )
RUN ( ORIG. BY SNOW PATROL )
MUMBAI-THEME ( THEME FROM “BOMBAY” )
CLOCKS ( ORIG. BY COLDPLAY )

 

L’album sort le 30 mars, et le groupe sera de passage en France avec Nightwish :
17.04 Bercy Paris
18.04.2012 Zenith Nantes
20.04.2012 Halle Tony Garnier Lyon

http://www.e-k-l-i-p-s-e.com/

Louis Eustache

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Interview : Unisonic

Kai Hansen et Michael Kiske étaient récemment à Paris pour promouvoir la sortie de leur nouveau bébé. Nous les avons rencontrés, et les 2 allemands ont répondus à nos questions avec beaucoup de bonne humeur. Vous ne savez pas de qui il s’agit? Lisez notre récente chronique. Voici les points clés de notre entrevue.

A propos du rôle de Tobias Sammet dans la réunion de Kai Hansen et Michael Kiske  : 
Kai Hansen : “C’est d’une certaine façon grâce à lui, le fait de nous retrouver ensemble sur scène pendant la tournée d’Avantasia a ouvert cette porte. On a senti  en tournée que l’alchimie était toujours là. Tout nos voyages et nos discussions dans les coulisses ont été le point de départ du projet. Si la tournée n’avait pas eu lieu, je ne suis pas sur qu’on en serai à ce point actuellement. Donc merci Tobi !”

L’envie de jouer d’autres classiques d’Helloween :
Kai Hansen :
“ On va faire plus de concerts avec Unisonic, et je n’ai pas écrit que “Future World” et “I Want Out”. Michael Kiske en a aussi composé quelques unes, alors on a une bonne base pour choisir. On ne jouera pas toujours les 2 mêmes ne vous inquiétez pas !”

Les influences de  ”My Sanctuary” et “Unisonic”
Kai Hansen : “La fin du refrain de “Never Too Late” me rappele celui de”Time To Break Free” . Quand au riff Unisonic, qui n’a pas été écrit par moi, il m’a immédiatement fait penser à “Into The Storm” de Gamma Ray”

Les paroles de “No One Ever Sees Me” :
Michael Kiske :
“J’ai eu l’idée quand j’ai vu une interview avec un père indien. Dans certains pays, ils ont des traditions très inhumaines, en particulier pour les femmes qui ne ne sont pas traités comme des individus,  leur père décidant avec qui elles se marient. J’ai vu ça à la télé, le type disait à propos de sa petite fille:” j’ai décidé avec qui elle se mariait, et si elle n’n'arrête pas de parler de l’amour, je la tuerai de mes propres mains”.

Je pense que c’est incroyable qu’un père parle comme ça de sa fille, c’est tout sauf de l’amour ! On voit ça dans les pays islamiques, ou même en Allemagne, certains musulmans tuent leurs filles ou leurs sœurs, parce qu’elles ne respectent pas la tradition. Ils décident avec qui elles se marient et quand elles se marient avec quelqu’un qu’elles aiment,  ils les tuent. Je respecte les culture mais je ne respecte pas l’inhumanité. Je me fou des traditions quand il y a des meurtres de femmes ou de la discrimination. Cela m’a vraiment fait mal qu’un père puisse parler comme ça. Les paroles de la chanson sont racontés du point de vue des femmes.Voila de quoi il s’agit.”

 Une année 2013 consacrée à Place Vendome, un nouvel album solo pour Kiske :
Michael Kiske :
“Unisonic est ma préoccupation principale, mais il y aura un autre album solo. J’ai un contrat avec la maison de disque, je dois le faire, même si je n’ai pas la tête à ça maintenant . Je m’en occuperai avec un de mes amis (Sandro), on écrira quelques bonnes  chansons, et puis je voudrais essayer de les enregistrer en live, ce qui est plus rapide, pour avoir un sentiment de ‘direct’. Il pourrait y avoir un nouveau  Place Vendôme bientot car l’année prochaine Kai se consacrera à Gamma Ray. Je vais essayer de faire autant que je peux aussi longtemps que je le peux.”

Les vieux ennuis de Kiske avec les maisons de disques :
Michael Kiske :
“Avec Helloween on était chez Noise qui arnaquait la pluspart de ses groupes. C’était une situation très difficile, nous vendions des millions de disques, on tournait beaucoup dans des salles SOLD OUT .Mais nous avions un contrat de merde, c’était du 80-20 (20 pour le groupe).  Et ils nous volaient même dans ces 20% et nous avions à payer pour tout.”

Petite anecdote sur les loisirs du chanteur :
Michael Kiske :
 ”J’adore les jeux de course, de Formule 1.  Je suis comme un gosse, j’ai une sorte de siège  avec un volant. En fait, Tobi de Avantasia m’a fait acheter Fifa, mais on n’a jamais joué. Je voulais jouer avec lui, mais il n’est pas vraiment un gamer. Sur la Playstation, lorsque vous avez ajouté que quelqu’un comme ami, vous pouvez voir la dernière fois qu’il a été en ligne. Il n’a pas allumé sa console depuis près d’un an ! Il voulait jouer avec moi et on a besoin de passer quelque temps dans les jeux de football, sinon c’est trop compliqué. ”

Le premier album de Unisonic sortira le 30 mars

Propos recueillis par Louis Eustache

http://unisonic.de/

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Chronique : Unisonic – Unisonic

La chronique qui va suivre retrace avant tout une histoire d’amitié. L’amitié liant 2 monstres sacrés du heavy-metal : Kai Hansen & Michael Kiske.

En 1986, Kiske devient le chanteur d’Helloween, fraîchement formé par son comparse. Pour s’adapter à sa nouvelle recrue, le groupe opte alors pour un style plus mélodique, radicalement différent de son premier opus “Walls Of Jericho” (1985). Coaching gagnant, puisque les “Keeper Of The Seven Keys” (1987-1988) s’écoulent à plusieurs millions d’exemplaires.

 “A 2 doigts de faire trembler Iron Maiden…”

Principaux artisans du succès : Kiske et sa voix d’or, Hansen et son génie de composition. Les I Want Out“, Halloween ou Future World font le tour des plus grandes scènes du monde et restent 25 ans plus tard des passages obligatoires dans la setlist d’Helloween. Des classiques à l’origines du power-métal et sans lesquels des formations telles qu’HammerfallSonata Arctica ou Dragonforce n’existeraient pas.

A 2 doigts de faire trembler Iron MaidenHelloween assiste impuissant en 1988 au départ de Kai Hansen, son maître à jouer. Le natif d’Hamburg fonde Gamma Ray qu’il porte courageusement à bout de bras depuis 1989.

L’après-Helloween a par contre moins bien été géré par le chanteur blondinet, évincé du combo en 1993. Entre albums solos, featuring et divers projets, l’homme a surtout fait face à des déconvenues commerciales. Un énorme gâchis quand on connait le talent du garçon. En d’autres termes : marqué par la rupture de son premier amour, Kiske n’a jamais été capable de s’installer dans une relation stable. D’où une carrière en dents de scies.

Mini-album, maxi rassurant

En 2011, nostalgiques de leurs plus grandes années, les tourtereaux décident d’organiser leur retrouvailles. Et c’est cette fois ci Kai Hansen qui rejoint la bande de l’autre. Unisonic prend alors tout son sens, passant de “projet” à groupe à part entière. L’engouement du public est au rendez-vous, et les attentes concernant le premier album sont assez conséquentes. Bon nombres de curieux s’attendent à une sorte de “Keeper Of The Seven Keys III”.

Pour rassurer ses fidèles, le groupe fait partir en éclaireur un mini-album. On y découvre “Unisonic”, sorte de Time To Break Free (Gamma Ray) des temps modernes. Mais c’est vraiment la très Maidenienne “My Sanctuary” qui s’impose comme poid lourd. Petite précision pour les chanteurs de salle de bains : évitez le massacre, ne cherchez pas à atteindre les hautes notes le refrain, vous n’y arriverez pas. A part Bruce Dickinson, on voit mal qui aurait la bouteille pour la reprendre.

Et si”Souls Alive” n’est vraiment pas dégueulasse (euphémisme quand tu nous tiens), elle n’a cependant pas la finesse du titre précédent. Enfin ça en principe, en tant que fidèles acheteurs, vous le savez. En revanche ce que vous savez moins, c’est ce que vaut l’album complet, dans les bacs le 30 mars.

Comme aux bon vieux temps, le duo fait mouche…

Je ne vous ferai pas languir plus longtemps. Aficionados du genre, vous n’allez à priori pas être déçu. Surtout que cette-fois, Kiske s’est uniquement consacré au chant, nous épargnant des mixtures moyennes. Le bougre a quand même eu son mot dire, en tout cas au moins sur “Never Change Me”, assez proche de l’ère “Chameleon” (Helloween) finalement. Clin d’oeil à When The Sinnerdans le pré-refrain ! Je vous laisse la surprise.

Si vous avez pris part au “7 Sinners Tour”, les italiens de Trick Or Treat ne vous ont surement pas laissés indifférent. Pourquoi je vous les cite ?  Tout simplement parce que “Never Too Late” m’a fait penser aux transalpins dès la première écoute. Assez étrange d’être influencé par son cover-band non ?… Mais Alessandro Conti sera ravi.

La pink Cream 69′s touch

Vous allez dire que j’abuse des comparaisons, mais pour vous donner une idée de ce que donne “No One Ever Sees Me“, imaginez Always“ (album solo de Kiske) avec un background plus développé.  N’aurais-je pas oublié de mentionner les autres membre du groupe  ? Si, peut-être. Dennis Ward et Kosta Zarifiou ne sont en plus pas des figurants. On sent l’empreinte du hard rock mélodique de Pink Cream 69 sur l’album,  en particulier sur “I’ve Tried” , “Renegade” et “Star Rider”.

A l’exception des amateurs de Black/Death métal qui risqueraient de s’ennuyer, l’album est potentiellement appréciable par tout fans de rock/métal, ou simplement friands de belles voix. Et je suis prêt à parier qu’il peut aussi susciter l’intérêt en dehors du cercle des musique dites “extrêmes”.

J’ai omis de vous parler de “We Rise” où le groupe se lâche littéralement sur les solis, mais que diable, il faut bien que je vous laisse des surprises. Le super-groupe, en super-promo sur Paris, répondra bientôt à nos questions.

Sortie le 23 mars

Louis Eustache

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