Une petite tuerie que ce concert des Driving Dead Girl hier à l’Os à Moelle à Bruxelles.
Après une première partie assurée par The Lords of Skull Island, c’est un set de pure énergie rock n roll que nous ont offert les quatre montois. Ambiance survoltée, public au taquet, slams, pogos, et du pur rock, voilà de quoi vous faire regretter d’avoir raté ça si vous n’y étiez pas.  Du panard intégral !
C’est donc hier, le 15 janvier, que les Driving Dead Girl nous présentaient leur second opus, Don’t Give a Damn About Bad Reputation dans le cadre des soirées Rock a Gogo, avec la complicité de Jacques de Pierpont et de Sam, le sympathique patron des lieux.
Chose promise, chose due… Le groupe a très gentiment répondu aux quelques questions de Rock’One.
Rock’One : Vous êtes donc originaires de Mons et vous tournez depuis quelques années maintenant en Belgique et en France… Quelles sont vos principales influences et groupes préférés de la période punk ?
DDG : Oui, nous somme originaires de la région de Mons. Nos influences, on les retrouve incontestablement chez  Blues Explosion et aussi les Stooges. Au niveau de nos groupes préférés,… Black Flag, mais aussi Spermicide (le groupe belge, nous précise Vincenzo ; il y a un groupe français qui porte le même nom…)
Rock’One : Si l’esprit du punk au départ, c’était de casser les codes, les clichés, etc… Que pensez-vous de la tendance actuelle qui revient au fond à s’enfermer dans de nouveaux codes ou sous de nouvelles étiquettes ?
DDG : ça ne nous pose pas vraiment de problème à partir du moment où les gens sont sincères. Pour notre part, nous ne nous déguisons pas pour monter sur scène, nous sommes plus ou moins habillés de la même manière dans la vie qu’en concert.  C’est l’énergie qui compte avant tout.  C’est vrai que c’est marrant de voir des jeunes de 17 ans avec une crête énorme… On se demande parfois s’ils savent ce que ça voulait dire à l’époque.
Rock’One : Vous sortez votre deuxième album. Qui fait quoi dans le groupe ? Vous pouvez nous parler de la conception de cet album et le comparer au premier ?
DDG : en fait, on compose tous. Ce sont surtout les deux guitaristes qui viennent avec des riffs au départ, bien sûr, mais sinon on participe tous. Pour les textes, par contre, c’est pour l’instant uniquement le chanteur qui s’y colle. J’ai du mal à chanter les textes de quelqu’un d’autre, nous confie Dim.  Sinon, par rapport au premier album, celui-ci est plus pro, au niveau du son notamment. Et puis, ça a été un vrai travail de composition et de réalisation. Notre premier album, il n’avait « qu’à  » être enregistré, car nous tournions avec les chansons depuis un moment. Ici, il a fallu composer pour l’album.
Rock’One : Quels sont vos projets ?
DDG : plusieurs concerts en Belgique sont prévus, mais aussi en France, au Havre et à Paris notamment.  On est toujours bien reçus en France. Malgré ce qu’on peut parfois penser, le public français s’est montré très accueillant avec nous.
Rock’One : Il y a dix ans, vous pensiez en être là aujourd’hui ?
DDG : non, beaucoup plus loin ! (rires). Plus sérieusement, notre ambition a toujours été de jouer avant tout. On voulait faire un album et une tournée, c’est fait. Faire des scènes comme l’AB, le Botanique ou Dour représente une satisfaction énorme. On allait voir des concerts dans ces salles ou festivals, et c’est vrai qu’on ne s’imaginait pas y jouer nous-mêmes.
Rock’One : Que pensez-vous de l’initiative de Benoît Poelvoorde de se laisser pousser la barbe tant que la Belgique n’aura pas de gouvernement ?
Dim : moi je le fais ! Vincenzo il essaie mais il est imberbe ! (rires).
DDG : on est solidaires, bien sûr. Et puis on adore Poelvoorde, c’est sûrement un des mecs les plus cool en Belgique.
Rock’One : que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?
DDG : tout le monde nous demande ça ! Dans l’immédiat,… ne pas croiser les flics en repartant !
Une réponse bien rock n roll pour terminer ce sympathique entretien !
Don’t Give a Damn About Bad Reputation, le second album de Driving Dead Girl, à découvrir absolument, et un groupe à voir en live si vous en avez l’occasion.
Plus d’info sur leur site
Et par ici, la vidéo de Don’t Wanna Talk About That Girl Anymore