Rocks like no one

Dans la peau d’un juré de ‘Rock The Gibus’ : portrait-type du groupe voué à l’échec.

Mon fabuleux destin m’a tout fraîchement mené jusqu’au festival ‘Rock The Gibus’. J’ai l’honneur cette année d’appartenir au jury du prestigieux tremplin rock. Après avoir assistés à la majeure partie des concerts de sélection, moi et mes compères avons constaté être souvent témoins des mêmes erreurs. A l’aide d’un groupe fictif, je vais tenter de vous en livrer les principales.


La génération franglaise

« The International Loosers » (groupe fictif) ne se rend que très rarement à la classe d’anglais de Madame Michouze. Pourtant, il s’agit du cours à absolument ne pas manquer quand on a la prétention de chanter dans la langue de Shakespeare. « Ecouter Simple Plan et regarder American Pie en VO suffit à notre éducation » vous rétorqueraient les jeunes tigres. Eh bien sachez, naïfs, que même si la masse sonore du live ne nous permet pas de philosopher explicitement sur la profondeur exacte des paroles, un charabia est quand même toujours démasqué. Dans le cas précis où vous seriez passés à l’école en courant, soyez moins hype (tant pis) et rendez hommage à votre langue natale. Vous y gagnerez en clarté.

Nous ? Avant de se battre, on capitule. 
Persuadé d’être un orateur digne des plus grands (Staline, Clémenceau, Lillian Thuram, je déconne pour l’un d’entre eux, saurez vous le retrouver ?), le leader des « International Loosers » prend très au sérieux le speach d’avant-guerre. « Euh le Gibus ? Alors nous on est ensemble depuis 1 semaine et on n’est pas super prêt en fait… ». Allez hop, une balle dans le pied ! Un discours d’auto-disqualification, où la formation s’excuse presque de sa présence.  Tout ça a au moins le mérite de me rappeler mes années collèges et ses fameux exposés imposés. Séquence nostalgie : « Madame, j’ai préparé ça au dernier moment, c’est mal fait et tout».

Trêve de plaisanteries, ce genre de déclaration va à l’encontre même du concept de la séduction. Eh oui, un tremplin rock équivaut a un plan drague du jury. Et qui dit drague dit stratégie consistant à se montrer sous son meilleur jour, non pas à lister consciencieusement ses petits défauts. Débuter un rendez-vous galant par « Salut, je pue de la gueule, je m’habille mal et je collectionne les radiateurs » : selon vous, efficace ou pas ?

Vous avez brûlé Jeanne D’arc, on vous vole vos compos !
Les membres d’International Loosers ont bien lu le règlement et sa rigoureuse mention ‘reprises IN-TER-DITES’. Ils tentent cependant un coup risqué : ‘reprises DÉ-GUI-SÉES’.  Un riff de Muse par ci, une mélodie de Placebo par là… Un OASIS d’escroquerie, en somme. Nous prendraient-ils pour des bleusailles ?

International Loosers a maintenant sa propre page Wikipedia. Ils y renseignent leur style en inscrivant ‘pompage anglo-saxons ‘. Ne pas saisir la nuance entre vol et influence : surement l’erreur la plus lourde de conséquence…

Caprices de non-stars.
En sales gosses qui se respectent, toute la troupe d’International Loosers agit après l’annonce des résultats en mauvais perdants snobinards. En quoi le débrief’ avec le jury est-il primordial ? Premièrement parce qu’il est important d’obtenir des conseils en dehors du cercle familial/amical. Les tontons et tatas auront beau vous aimer très fort, l’objectivité ne sera pas au rendez-vous. Légitimez également l’avis des fameux ‘bon potes’ s’improvisant managers d’un soir. Prenez plutôt note de l’opinion du jury de professionnels. Ces derniers ne doivent pas être perçus comme des bourreaux, mais simplement comme des spécialistes là pour vous aider à vous développer.

Critiques, suggestions, tuyaux : manquer cette étape, c’est se priver de 50% de l’intérêt du festival. En général, seul la moitié des groupes prennent conscience de cette chance, l’autre moitié se considérant apparemment à tout point indiscutable. Et vous, vous iriez faire un braquage en repartant avec une seule moitié de la caisse ?

Fausses erreurs, vrais manques à gagner.
‘The International Loosers’ s’efforce de se vêtir le plus banalement possible afin de ne pas attirer l’attention. Une tenue de scène excentrique, c’est augmenter ses chances de taper dans l’œil du jury. Un bel emballage ne sauvera pas un chocolat dégueulasse mais mettra toujours le goûteur dans de bonnes dispositions. Un facteur à ne pas négliger quand on sait combien il est important pour un groupe de se créer une identité propre. Allez-y mollo avec les masques de singes quand même.

Toujours à côté de la plaque, les rockeurs d’International refusent catégoriquement d’entamer leur set par une intro. Pourtant, quelque soit les circonstances, un concert reste un spectacle. Sans tomber dans la surenchère, une intro en adéquation avec le style du groupe peut amener un certain charme.

Louis Eustache 

 

“Rock’One” & “Rockin’ Dreams Live” PRESENTE ! BLUE CHILL & THE UNNAMED Au DNA (Bruxelles)

BLUE CHILL (Rock Alternatif / Neo Folk / Shoegaze, Fr)
Au travers de ses 5 albums, Blue Chill se consacre depuis 2005 à une recherche sonore ambitieuse faite d’harmonies entêtantes et dissonantes, de compositions tour à tour complexes et épurées, épiques et intimes, tourmentées et apaisées… Ces 5 étudiants tentent l’alchimie entre envolées lyriques, déflagrations sonores, Néo-Folk et un soupçon de Pop, dans la droite lignée de leurs pères spirituels, parmi lesquels Radiohead, Sigur Ros, Jeff Buckley, Elliott Smith, Joy Division, The Cure, The Smiths ou encore The Beatles.
http://www.facebook.com/pages/Blue-Chill/37522565698
http://www.myspace.com/bluechill

THE UNNAMED (Punk Rock Alternatif / Expérimental, Be)
Composé de musiciens ayant une passion commune pour une Musique se voulant avant tout énergique, The Unnamed est un groupe Rock très Alternatif et explosif. De son caractère British très affirmé ressort de nombreuses influences Punk et Expérimentales qui n’enlèvent rien aux mélodies du groupe, et vont même jusqu’à leur donner une pêche que l’on voit peu en Belgique.
http://www.facebook.com/pages/The-Unnamed/145441932147976
http://www.myspace.com/theunnamedmusic

Au DNA de Bruxelles à 20h le Samedi 31 Mars !
Entrée: 5€

 

Rockin Dreams Présente Avec RockOne.fr Le 10 Février 2012 Au DNA de Bruxelles

ROCKIN’ DREAMS Avec Rock’One PRÉSENTE:
ABINAYA (Metal – Paris)
http://www.facebook.com/pages/ABINAYA/154038994674189?sk=info
http://www.myspace.com/abinayarockpage
http://abinaya.free.fr/

The Tram Tour (Rock/Indie/Mod/Punk – Bruxelles)
http://www.facebook.com/pages/The-Tram-Tour/143900432350583?sk=wall
http://www.myspace.com/thetramtour

DJ FaBxHell (Rock ‘n’ Roll DJ, Bruxelles)
http://www.facebook.com/pages/FaBxHell/476504290161?sk=wall

Le 10 Février 2012 au DNA de Bruxelles (Métro Bourse)
Prix: 5€

Partenaires: DNA, HARD FORCE, ROCK ONE, Label Brennus, MusicToKnow, Noizy Radio, Amalgame Musical

Lien Event Facebook

 

Interview Mayel

NOM DU GROUPE : MAYEL  - http://www.myspace.com/mayelsonora - http://www.youtube.com/watch?v=Z6h0P6Z8XfI

1) Comment votre groupe s’est-il formé ?

Nous sommes un duo voix/guitare, Eric Traissard m’a été présenté il y a 3 ans par un ami de très longue date, Pierre Chérèze, (que j’ai connu guitariste arrangeur de Jacques Higelin à l’époque de “Irradié”) qui joue aussi avec moi quand Eric, à présent directeur du conservatoire de Longjumeau, est indisponible pour une date qui m’est proposée. J’espère aussi rejouer avec mon ami Richard Mortier, que j’ai connu tout jeune guitariste, et qui, après que j’ai dissous notre groupe des années 80 (1er bébé), a joué (et joue encore) avec Sapho, Jane Birkin et une bonne dizaine d’années avec Alain Baschung jusqu’à la fin.

2) Quelles sont vos principales influences musicales ?

Les études classiques de piano depuis l’âge de 5 ans, j’adorais Bach, Chopin et Debussy en particulier, en parallèle avec les influences celtiques familiales, le jazz, le rock, les musiques du monde, les sons de la nature…j’ai grandi avec la certitude que la musique est un langage, on m’a appris les notes en même temps que les lettres et les chiffres. J’aime et j’absorbe tous les genres quand c’est bien fait, de Piaf au rap…Un ami m’a définie comme “auteur-compositeur-chanteuse rock-réaliste-mélodiste”. Je n’en sais pas plus !

3) Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?

Les parents bons musiciens amateurs, Papa multi-instrumentiste et baryton, Maman pianiste et piano jamais fermé, accessible dès que j’étais assez haute pour atteindre le clavier et écouter que “ça c’est beau, ça c’est joli ou beurk”

4) Quels sont vos projets futurs (Studio, scènes, collaborations, etc.) ?

Un album va sortir en mars/avril, un concert par mois au moins, et j’espère une collaboration avec Joël Favreau, le guitariste de Brassens retrouvé sur facebook, sans compter la coopération étroite avec les 3 guitaristes-arrangeurs nommés plus haut et Louis Bertignac s’il arrive à voler quelques heures à son agenda surchargé, et pourquoi pas le premier à m’avoir vraiment encouragée, Maxime Le Forestier si je le retrouve ?

5) Quel est le plus gros délire artistique que vous ayez eu ou que vous aimeriez concrétiser ?

 

Comme choriste, BBH 75 avec Higelin c’était déjà un excellent délire en toute amitié quasi-familiale, un peu plus tard avec Léonard Cohen aussi, plus calme, mais tellement empreint de respect, de perfectionniste, de grâce… Personnellement j’adorerais chanter mes chansons à la Cigale ou à l’Olympia en petite formation, harmonieuse jusque dans les relations humaines…si, si, il faut rêver.

 

6) Que pensez-vous de la scène rock française et/ou parisienne actuelle ?

 

Les concerts que j’ai partagés avec les jeunes groupes me laissent une impression de fort dynamisme, mais pas de très forte originalité, à quelques exceptions près (des groupes très jeunes et pas encore connus). Personnellement, je regrette le parti pris de chanter en anglais, alors que si on s’en occupe un peu, le français peut sonner d’enfer. Je connais des groupes qui vont au charbon avec de très belles voix, bons textes et bonnes musiques, mais pas assez de scènes. En province aussi, il y a quelques monstres, francophones ou pas, qui vont déborder un jour ou l’autre..mais qui n’ont pas les moyens d’investir dans des préventes et d’ailleurs refusent tout “système”…le côté profondément rock rejoint très souvent un esprit résolument anarchiste !

 

 

7) Un petit message pour les internautes ?

 

Chacun son rock’n'roll,

Le temps travaille pour nous…

Je ne fais que vous traduire en français et en musique les plus toniques (même les pas-très-aimables) des émotions qui me passent au-travers,

Les autres, les désespérées, les décourageantes, les moches, je les écris et je les jette à la poubelle de votre part…

Et n’oubliez pas, que vous le sachiez ou non : nous sommes tous des enfants de l’amour !

 

Interview Steeps

1) Comment votre groupe s’est-il formé

? Il y a quelques années je suis tombé sur une petite annonce au studio ou je répétais souvent, c’était un groupe de filles qui recherchait une gratteuse pour un nouveau projet.

Je suis UN guitariste mais elles citaient L7 pour définir le style musical recherché. Or L7 était tout ce que je rêvais de jouer à l’époque: C’était lourd, sale, groovy, festif, drôle, énervé… Et facile à jouer. Alors j’ai répondu (et non, je ne me suis pas pointé en jupe à la première répèt). On a mis au final quelques années à trouver tous les musiciens du groupe, mais on est très content d’être ensemble aujourd’hui. Et on a hâte de faire fissurer les murs de vos salles de concert préférées.

2) Quelles sont vos principales influences musicales ?

Je pense que L7, Hole et Nirvana sont les groupes dans lesquelles on se retrouve le plus dans ce qu’on aime faire ensemble. Même si au final le résultat me semble assez éloigné de ces groupes.
Individuellement je pense qu’on est tous très passionné par la musique sous ses formes les plus diverses, du moment qu’elle est authentique. Alors vous donnez quelques noms?!

3) Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?
Personnellement il me semble que j’ai toujours été très sensible à la musique, en particulier à la guitare électrique, celle de Pink Floyd par exemple. Par contre réaliser que je pouvais moi aussi en faire et en tirer de la satisfaction a pris énormément de temps. Quand j’ai compris qu’avec un peu d’investissement je pouvais avoir ces sons que j’aimais tant sur disque, tout est allé beaucoup plus vite. Ca a pris tant d’années… Mais au final je n’imagine pas ma vie aujourd’hui sans la pratique de la musique.
Heureusement je pense que les autres membres du groupe ont eu l’envie et l’intelligence de commencer bien plus tôt, c’est pour ça qu’ils sont si bons ;-)
4) Quels sont vos projets futurs (Studio, scènes, collaborations, etc.) ?
Nous sommes en train d’écrire de nouveaux morceaux à rajouter à notre répertoire. A terme nous aimerions enregistrer tout ça correctement pour un album, et bien sûr, pouvoir le défendre sur scène.
5) Quel est le plus gros délire artistique que vous ayez eu ou que vous aimeriez concrétiser ?
Faire une répèt à jeun, ça ce serait vraiment un délire artistique…
6) Que pensez-vous de la scène rock française et/ou parisienne actuelle ?
Il y a beaucoup de groupes, et des très bons. J’ai l’impression d’un vrai renouveau depuis quelques années. C’est très plaisant de voir que le rock brut donne encore envie à certains de monter sur scène et à d’autres de venir aux concerts.
Un petit message pour les internautes ?
Lâchez votre FB deux minutes et venez vous retourner la tête à nos concerts. ROFLMFAO!
 

Genesis à Verviers?

Malheureusement, non.  Il s’agit du cover band néerlandais Genesis Project, qui sera au Spirit of 66 de Verviers le 30 janvier à 18h30.  Ce groupe reprendra l’album studio de 1974, The Lamb Lies Down on Broadway, qui a été réalisé au départ par Peter Gabriel (chant, flûte, percussions), Tony Banks (claviers, guitare accoustique à 12 cordes), Mike Rutherford (basse, guitare), Steve Hackett (guitare) et Phil Collins (batterie, chant). 

Cet album-concept de Genesis reprend l’histoire du jeune New-Yorkais Rael, qui se balade à Broadway, et l’on découvre en même temps que lui le décor au travers des chansons.  Mais celui-ci se fait percuter par un mur imaginaire tombant du ciel et englobant la ville.  Il se retrouve alors seul, perdu, anxieux, et voit son frère John pendu dans un magasin vendant des humains inanimés, portant le numéro 9.  Prennant peur, il décide alors de s’enfuir.  Il se retrouve entraîné dans une grotte par un aveugle, qu’il guide et aide à marcher.  Alors que la grotte s’effondre sur lui, Rael se demande si son heure est venue.  Il s’agit ici de la mort d’un point de vue mythologique, sous le personnification de la faucheuse.  Mais celle-ci, arrivée devant Rael, décide finalement de s’en aller.  Le jeune garçon se demande alors quel est le sens de la vie, et si la mort n’est qu’illusion.  Il se retrouve dans un monde mythologique, entouré de créatures difformes, et finit pas retrouver son frère, qui l’abandonne de nouveau.  C’est là qu’une fenêtre s’ouvre sur le ciel.  Rael peut ainsi contempler Broadway et la vie qu’il menait avant, mais entend son frère derrière lui se noyer.  C’est un dilemme qui confronte Rael, sortir de ce monde étrange et rentrer chez lui, ou sauver son frère qui l’a si souvent abandonné?  Son choix est fait, il décide de sauver son frère.  Il plonge et le ramène sur la berge, mais se rend compte lorsqu’il se retourne que le visage de son frère a changé.  C’est désormais son propre visage qu’il contemple.  Interloqué, Rael ce demande ce qui arrive, lorsque sa conscience s’échappe de son corps et qu’il observe la scène du dessus, comme vue à la 3eme personne.  Finalement après une longue attente, les deux corps partent en fumée et Rael reste seul.  Peter Gabriel conclut enfin l’album par It’s Over To You, c’est-à-dire que chacun est libre d’interpréter l’histoire comme il le souhaite, avec cette absence de morale qui pousse finalement l’auditeur à s’interroger sur le sens de sa propre existance.

Genesis Project

 

Live Report et Interview: Driving Dead Girl

Une petite tuerie que ce concert des Driving Dead Girl hier à l’Os à Moelle à Bruxelles.

Après une première partie assurée par The Lords of Skull Island, c’est un set de pure énergie rock n roll que nous ont offert les quatre montois.  Ambiance survoltée, public au taquet, slams, pogos, et du pur rock, voilà de quoi vous faire regretter d’avoir raté ça si vous n’y étiez pas.   Du panard intégral !

C’est donc hier, le 15 janvier, que les Driving Dead Girl nous présentaient leur second opus, Don’t Give a Damn About Bad Reputation dans le cadre des soirées Rock a Gogo, avec la complicité de Jacques de Pierpont et de Sam, le sympathique patron des lieux.

Chose promise, chose due…  Le groupe a très gentiment répondu aux quelques questions de Rock’One.

Rock’One : Vous êtes donc originaires de Mons et vous tournez depuis quelques années maintenant en Belgique et en France…  Quelles sont vos principales influences et groupes préférés de la période punk ?

DDG : Oui, nous somme originaires de la région de Mons.  Nos influences, on les retrouve incontestablement chez  Blues Explosion et aussi les Stooges.  Au niveau de nos groupes préférés,…  Black Flag, mais aussi Spermicide (le groupe belge, nous précise Vincenzo ; il y a un groupe français qui porte le même nom…)

Rock’One :  Si l’esprit du punk au départ, c’était de casser les codes, les clichés, etc… Que pensez-vous de la tendance actuelle qui revient au fond à s’enfermer dans de nouveaux codes ou sous de nouvelles étiquettes ?

DDG : ça ne nous pose pas vraiment de problème à partir du moment où les gens sont sincères.  Pour notre part, nous ne nous déguisons pas pour monter sur scène, nous sommes plus ou moins habillés de la même manière dans la vie qu’en concert.  C’est l’énergie qui compte avant tout.  C’est vrai que c’est marrant de voir des jeunes de 17 ans avec une crête énorme…  On se demande parfois s’ils savent ce que ça voulait dire à l’époque.

Rock’One : Vous sortez votre deuxième album.  Qui fait quoi dans le groupe ?  Vous pouvez nous parler de la conception de cet album et le comparer au premier ?

DDG : en fait, on compose tous. Ce sont surtout les deux guitaristes qui viennent avec des riffs au départ, bien sûr, mais sinon on participe tous.  Pour les textes, par contre, c’est pour l’instant uniquement le chanteur qui s’y colle.  J’ai du mal à chanter les textes de quelqu’un d’autre, nous confie Dim.   Sinon, par rapport au premier album, celui-ci est plus pro, au niveau du son notamment.  Et puis, ça a été un vrai travail de composition et de réalisation.  Notre premier album, il n’avait « qu’à » être enregistré, car nous tournions avec les chansons depuis un moment.  Ici, il a fallu composer pour l’album.

Rock’One : Quels sont vos projets ?

DDG : plusieurs concerts en Belgique sont prévus, mais aussi en France, au Havre et à Paris notamment.   On est toujours bien reçus en France.  Malgré ce qu’on peut parfois penser, le public français s’est montré très accueillant avec nous.

Rock’One : Il y a dix ans, vous pensiez en être là aujourd’hui ?

DDG : non, beaucoup plus loin ! (rires).  Plus sérieusement, notre ambition a toujours été de jouer avant tout.  On voulait faire un album et une tournée, c’est fait.  Faire des scènes comme l’AB, le Botanique ou Dour représente une satisfaction énorme.  On allait voir des concerts dans ces salles ou festivals, et c’est vrai qu’on ne s’imaginait pas y jouer nous-mêmes.

Rock’One : Que pensez-vous de l’initiative de Benoît Poelvoorde de se laisser pousser la barbe tant que la Belgique n’aura pas de gouvernement ?

Dim : moi je le fais !  Vincenzo il essaie mais il est imberbe !  (rires).

DDG : on est solidaires, bien sûr.  Et puis on adore Poelvoorde, c’est sûrement un des mecs les plus cool en Belgique.

Rock’One : que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?

DDG : tout le monde nous demande ça !  Dans l’immédiat,… ne pas croiser les flics en repartant !

Une réponse bien rock n roll pour terminer ce sympathique entretien !

Don’t Give a Damn About Bad Reputation, le second album de Driving Dead Girl, à découvrir absolument, et un groupe à voir en live si vous en avez l’occasion.

Plus d’info sur leur site

Et par ici, la vidéo de Don’t Wanna Talk About That Girl Anymore

 

Glam et assiette nordique le 4 avril à Anvers

Le 4 avril prochain le Trix d’Anvers accueillera The 69 Eyes, Hardcore Superstar et Crashdiet.   Une affiche très alléchante pour les amateurs du genre.

Le groupe finlandais The 69 Eyes se forme à la fin des années 80. Ils sont alors influencés par des groupes comme Motley Crue ou Hanoi Rocks qui les inspireront pour leurs premiers succès.  Après une longue période sleaze-glam le groupe prendra un virage gothique, se revendiquant « goth n roll ».  En 20 ans, le groupe aura sorti 13 albums, le dernier s’intitulant Back In Blood (2009).     

La suède sera aussi au programme avec les Hardcore Superstar, dont nous vous parlions récemment lors de la sortie de leur dernier album, Split Your Lip.

N’oublions pas les Crashdiet, qui ouvriront les hostilités. C’est en 2005 que Crashdiet sortait leur excellent album Rest in Sleaze, avec le regretté Dave Leppard.  En 2010, le groupe proposait un troisième album, Generation Wild, et s’offrait un nouveau chanteur en la personne de Simon Cruz après le départ de H.Olliver Twisted. 

A vos tignasses !  Ce concert vaudra certainement le détour…

En vidéo, le dépotant Riot in Everyone de Crashdiet

 

Driving Dead Girl et soirée Rock a Gogo le 15 janvier à Bruxelles

Ce samedi 15 janvier, l’Os à Moëlle nous propose une soirée rock exceptionnelle avec sur scène The Lords of Skull Island et les Driving Dead Girl.

Fondé dans les années 2003-2004, le groupe belge Driving Dead Girl débute sa carrière en se faisant connaître notamment sur la scène du festival de Dour.   Avec leur rock garage, leurs riches influences et leur pure énergie, les Montois ne tardent pas à se faire remarquer à travers le royaume.  Après de nombreuses dates en Belgique et en France, le groupe se sépare pour revenir en force quatre ans plus tard, avec un nouveau line-up et de fraîches idées.  Ils ouvrent notamment pour Black Rebel Motorcycle Club, The Black Angels et Lords Of Altamont.

En janvier 2010, Driving Dead Girl entame la réalisation de  Don’t Give a Damn about bad Reputation, leur second opus que nous découvrirons ce samedi. 

La soirée se poursuivra avec mister Jacques de Pierpont, notre Pompon national aux platines.  Bonne musique garantie jusqu’au bout de la nuit!

 

Evènement rock à Bruxelles

Connaissez-vous l’Os à Moelle.  Au-delà du fait que c’est très bon, c’est aussi le nom d’un cabaret qui fait office de salle de concert à Bruxelles.  Si vous n’y êtes encore jamais allé, c’est l’occasion.  Samedi 8 janvier 2011, le lieu sera investit par l’esprit rock et sera digne des plus grandes salles de concert du coin.

Le premier groupe débutera à 21h précise, et il s’agit d’un groupe belge, j’ai nommé Sunpower.  Avec leur Punk Hardcore des années 80, l’ambiance va rapidement chauffer.

C’est ensuite The U’lers, un groupe Punk Rock Français qui prendra la relève.  Mais qu’on ne s’y trompe pas, Ils nous envoient du Punk pur et dur, comme on l’attend à l’état brut, ainsi que les Clash et les Sex Pistols en ont servis en leur temps.

Enfin, c’est le groupe Punk Rock Américain, Sonny Vincent, qui viendra nous achever avec un son lourd de conséquences, à l’image des idoles du Rock’n'Roll.  Ce groupe animait déjà New-York il y a 40 ans, en plein coeur des 70′s, et voilà qu’il débarque aujourd’hui à Bruxelles, plein de fougue et de passion renouvelées.

Cela promet donc d’être très très chaud ce soir.  Alors ne manquez pas ça, et soyez-y à partir de 21h. Il est à noter que le prix d’entrée s’élève à 10€.

Samedi à L'Os à Moelle

 
Page 1 sur 712345...Dernière