Rocks like no one

Le 17ème Festival Montereau Confluences (77) les 7&8 Juin 2013

                  Juin de l'année dernière,  le 16ème Festival Montereau Confluences nous avait habitué à une affiche plus rock, avec Lou Reed, Thomas Dutronc, Pony Pony Run Run, HF Thiefaine et les infatiguables Blue Oyster Cult. Cette année, pour sa nouvelle édition, dirons nous, plus "commerciale".... moins risquée.

Toto, oui, le célèbre groupe us de rock fm, est de retour pour fêter ses 35 ans de carrière. Des années entrecoupées d'une dissolution, en 2008, puis reformation en 2010. Avec des départs, des arrivées, des décés.... 2 gros cartons, dans les années 80 : "Rosanna", rien à voir avec la bouteille d'eau, et le surtout "Africa". Non, pas celui de Rose Laurens, mais celui du groupe de Los Angeles formé en 77. J'avoue, écouter ce morceau au volant de mon Hummer, avec Jelena Jansen sur le siège passager, sur les routes menant aux vacances, j'adore ! 30 ans après, la magie sera de retour.

                     BB Brunes, après 3 albums depuis leur création en 2006, quelques tubes comme "Nico teen love", "Dis moi" et plus récemment "Coups et blessure", seront à Montereau, avant leur concert au Zenith de Paris.En 2008 le groupe participe à un prime time de la Star Academy en disant après coup, avoir été obligé... remords remords...

                    Aussi au programme : Pascal Obispo, Nolwenn Leroy, Michaël Gregorio, Salvatore Adamo, Amadou & Mariam.....

        Rendez vous Les 7 et 8 juin à Montereau (77) !

 

GAGNEZ VOS INVITATIONS EN ECOUTANT BRITISH CONNECTION SUR ROCK ONE, LE MARDI DE 21 à 23h00.

Phil
 

 

Interview Pascal Pacaly (audio)

       Retrouvez ici l’interview de Pascal Pacaly auteur de ”nouvelles rock”  venu présenter son nouvel ouvrage “Rock Attitude”

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“Bridge Over Troubled Waterllillies”, un joli tableau

24149 1306102825451 1616952837 771628 781857 nSi Monet avait été nîmois, il aurait peint ses nymphéas en musique. Comme ça n’a jamais été le cas, il a fallu attendre le XXIè siècle pour que les nénuphars se mettent à chanter, et le résultat vallait bien l’attente.
Le 25 juin dernier, Les Waterllillies ont sorti un nouvel EP de pop baroque aux accent folk. Comme son nom l’indique, “Bridge Over Troubled Watterllillies“, fait office de pont entre un premier album, “Smoke On The Waterllillies” (2011) et le prochain opus du groupe qui devrait paraître en 2013 via le label Not In French Records.

 

Comme une accalmie entre le garage punk des débuts et ce qui est d’ores et déjà annoncé comme un album de “blues-rock”, l’EP propose une réécriture de morceaux déjà présents sur “Smoke On The Waterllillies“. Cinq titres des Waterllillies à redécouvrir dans des versions “scène”, qui leur ont été inspirées par les huit derniers mois qu’ils ont passé à sillonner les routes de l’hexagone.
En effet, en plus d’avoir déjà assuré les premières parties de pointures telles que Deep Purple (avec un titre pareil pour leur premier album, on comprend pourquoi), Cults, Gossip, Rapture et Hey Hey My My, Les Waterllillies ont accompagné Julien Doré sur l’ensemble de sa tournée, Olympia compris. De la complicité entre artistes est née une nouvelle version de la ballade Murder on a Range Rover, reprise tout les soirs sur scène par le quintet nîmois accompagné de Julien Doré . Pour l’occasion une vidéo promotionnelle à l’humour décalé et caractéristique de monsieur Doré circule actuellement dans le cosmos de l’internet.

 

Bridge Over Troubled Waterllillies” c’est donc : une rencontre entre un artiste confirmé et l’avenir de la scène rock française ; un baptême pour Gauthier Quatelas, petit nouveau au sein du groupe ; une collection d’accords et de souvenirs glanés sur les routes de France ; un EP disponible à l’écoute sur Deezer ; un rayon de soleil impressionniste nécessaire durant cet été tout gris.

 

Chronique réalisée par Céline (McFly) pour Rockone.fr

 

Dans la peau d’un juré de ‘Rock The Gibus’ : portrait-type du groupe voué à l’échec.

Mon fabuleux destin m’a tout fraîchement mené jusqu’au festival ‘Rock The Gibus’. J’ai l’honneur cette année d’appartenir au jury du prestigieux tremplin rock. Après avoir assistés à la majeure partie des concerts de sélection, moi et mes compères avons constaté être souvent témoins des mêmes erreurs. A l’aide d’un groupe fictif, je vais tenter de vous en livrer les principales.


La génération franglaise

« The International Loosers » (groupe fictif) ne se rend que très rarement à la classe d’anglais de Madame Michouze. Pourtant, il s’agit du cours à absolument ne pas manquer quand on a la prétention de chanter dans la langue de Shakespeare. « Ecouter Simple Plan et regarder American Pie en VO suffit à notre éducation » vous rétorqueraient les jeunes tigres. Eh bien sachez, naïfs, que même si la masse sonore du live ne nous permet pas de philosopher explicitement sur la profondeur exacte des paroles, un charabia est quand même toujours démasqué. Dans le cas précis où vous seriez passés à l’école en courant, soyez moins hype (tant pis) et rendez hommage à votre langue natale. Vous y gagnerez en clarté.

Nous ? Avant de se battre, on capitule. 
Persuadé d’être un orateur digne des plus grands (Staline, Clémenceau, Lillian Thuram, je déconne pour l’un d’entre eux, saurez vous le retrouver ?), le leader des « International Loosers » prend très au sérieux le speach d’avant-guerre. « Euh le Gibus ? Alors nous on est ensemble depuis 1 semaine et on n’est pas super prêt en fait… ». Allez hop, une balle dans le pied ! Un discours d’auto-disqualification, où la formation s’excuse presque de sa présence.  Tout ça a au moins le mérite de me rappeler mes années collèges et ses fameux exposés imposés. Séquence nostalgie : « Madame, j’ai préparé ça au dernier moment, c’est mal fait et tout».

Trêve de plaisanteries, ce genre de déclaration va à l’encontre même du concept de la séduction. Eh oui, un tremplin rock équivaut a un plan drague du jury. Et qui dit drague dit stratégie consistant à se montrer sous son meilleur jour, non pas à lister consciencieusement ses petits défauts. Débuter un rendez-vous galant par « Salut, je pue de la gueule, je m’habille mal et je collectionne les radiateurs » : selon vous, efficace ou pas ?

Vous avez brûlé Jeanne D’arc, on vous vole vos compos !
Les membres d’International Loosers ont bien lu le règlement et sa rigoureuse mention ‘reprises IN-TER-DITES’. Ils tentent cependant un coup risqué : ‘reprises DÉ-GUI-SÉES’.  Un riff de Muse par ci, une mélodie de Placebo par là… Un OASIS d’escroquerie, en somme. Nous prendraient-ils pour des bleusailles ?

International Loosers a maintenant sa propre page Wikipedia. Ils y renseignent leur style en inscrivant ‘pompage anglo-saxons ‘. Ne pas saisir la nuance entre vol et influence : surement l’erreur la plus lourde de conséquence…

Caprices de non-stars.
En sales gosses qui se respectent, toute la troupe d’International Loosers agit après l’annonce des résultats en mauvais perdants snobinards. En quoi le débrief’ avec le jury est-il primordial ? Premièrement parce qu’il est important d’obtenir des conseils en dehors du cercle familial/amical. Les tontons et tatas auront beau vous aimer très fort, l’objectivité ne sera pas au rendez-vous. Légitimez également l’avis des fameux ‘bon potes’ s’improvisant managers d’un soir. Prenez plutôt note de l’opinion du jury de professionnels. Ces derniers ne doivent pas être perçus comme des bourreaux, mais simplement comme des spécialistes là pour vous aider à vous développer.

Critiques, suggestions, tuyaux : manquer cette étape, c’est se priver de 50% de l’intérêt du festival. En général, seul la moitié des groupes prennent conscience de cette chance, l’autre moitié se considérant apparemment à tout point indiscutable. Et vous, vous iriez faire un braquage en repartant avec une seule moitié de la caisse ?

Fausses erreurs, vrais manques à gagner.
‘The International Loosers’ s’efforce de se vêtir le plus banalement possible afin de ne pas attirer l’attention. Une tenue de scène excentrique, c’est augmenter ses chances de taper dans l’œil du jury. Un bel emballage ne sauvera pas un chocolat dégueulasse mais mettra toujours le goûteur dans de bonnes dispositions. Un facteur à ne pas négliger quand on sait combien il est important pour un groupe de se créer une identité propre. Allez-y mollo avec les masques de singes quand même.

Toujours à côté de la plaque, les rockeurs d’International refusent catégoriquement d’entamer leur set par une intro. Pourtant, quelque soit les circonstances, un concert reste un spectacle. Sans tomber dans la surenchère, une intro en adéquation avec le style du groupe peut amener un certain charme.

Louis Eustache 

 

Interview Sophia S’en Mêle

Nos amis de “SopHia S’en Mêle” étaient sélectionné pour le festival EveryOne/scène organisé par EveryOne (la radio étudiante d’Evry – 91) en concert au Rack’Am à Brétigny/orge c’était pour eux la dernière date de leur tournée.. Ils nous en parlent:

 

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Interview Hyphen Hyphen

Hyphen Hyphen, groupe Electro Rock du sud de la France, de passage au Rack’Am à Bretigny/orge (91), dans le cadre du Festival EveryOne/scène organisé par Every One (la radio étudiante d’Evry – 91). Ils ont répondu aux question de notre Reporter Mcfly (que vous pouvez retrouvez sur le flux de rockone.fr). Ils sortent leur nouvel EP “Wild Union” avec un clip…

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Entretien avec Pascal Pacaly auteur de “Nouvelles Rock”

Bonjour Pascal, tu es auteur de nombreuses “Nouvelles Rock” depuis quelques années, Comment as tu évolué dans ce milieu ?


Et bien j’essaye de créer, encore et toujours, sur ce qui me touche. Le rock, donc, mais tout ce qui va l’englober aussi. Tout milieu artistique est intéressant, et je m’attache à toucher ces mondes. Que ce soit la photo, la peinture, la musique, il y a des visions à partager, des espoirs à compléter. Etre artiste aujourd’hui est quelque chose d’incroyablement fou et dur. Parce qu’évidemment, chez bien des institutions, le pas commercial a pris le dessus. Alors il faut redoubler d’efforts et d’inventivité pour proposer autre chose, tout en essayant de rester cohérent. Le fragile et bel équilibre se trouve ici. Dans cette volonté de ne pas renoncer. Sans parler de la crise du disque, sans parler que la nouvelle est un genre littéraire sous-coté. Naviguer dans ce milieu est presque un acte de foi. Ici, pas de fric, pas d’écran tv. Et c’est tant mieux. On s’éloigne tant qu’on peut du superficiel. Pour combien de temps cependant ?

  Aujourd’hui les artistes indés (comme toi) sont touchés par la crise, comment la vis-tu ?
Comme je te le disais plus haut. Quand tu écris des nouvelles (ou, dans mon cas, de la poésie), il ne faut pas compter en vivre. C’est une véritable ode, c’est un cri d’amour que tu donnes à ton art. Mieux, que tu envoies au public. C’est une lettre, une déclaration. Ici, l’argent n’entre et ne dois pas entrer en compte. Pour vivre de ses écrits, il faut se mettre au roman. Sans ça… Mais peu importe, le principal est ce message. Car nous sommes poussière sur terre. Le temps défile, coule, comme le sable entre nos mains. Ainsi, cette petite trace, si humble soit-elle, est le témoignage d’une existence, d’un passage. Donc cette crise, de ce point de vue, je ne la vis pas. Après, bien sûr, il en va autrement pour d’autres artistes. Mais chacun son point de vue, sa vision de la création, son apport à l’art ou sa volonté de partage…

 Tu as sortis un livre “Trash Palace” en parallèle du futur Opus des nantais Ex-s que peux tu nous dire dessus ?
Oui, c’est un livre sur la solitude. Comme je dis souvent « la solitude est l’un des chemins qui mène à la folie ». J’essaye de comprendre pourquoi on en arrive parfois à des situations extrêmes : le suicide, la prostitution, le meurtre… la nature humaine est compliquée. Il y a des choses incompréhensibles, mais parfois, pour peu qu’on prenne le temps de vouloir connaître la personne, il y a des explications qui font que : l’éducation, par exemple… il y a parfois des pertes de repères, ou pas de repères du tout…il y a des enfances paumées…. La solitude est souvent liée à cette furieuse envie d’exister, et parfois, pour exister, on est prêt à toutes les extrémités, des extrémités dont on n’a même pas conscience…
Ces nouvelles ont vu le jour grâce à la collaboration avec le groupe de rock nantais Ex-s, dont les textes de leur album éponyme m’ont inspiré l’ensemble de ce recueil. C’est ce que je disais plus haut. Aujourd’hui, il faut se démarquer, mais tout autant rester dans un contexte artistique. C’est notre combat en tout cas.

Cette rencontre entre deux artistes de secteurs différents n’est elle pas l’avenir de demain ?
Je ne sais pas. J’espère. Le mélange des arts est quelque chose qui me plait beaucoup. La rencontre de différentes visions, qui se fondent en une seule, est quelque chose de vraiment original et intéressant. Chaque artiste a – normalement- un message. Toutes ces lettres envoyées, si elles arrivent à trouver preneur, s’avérera un échange formidable entre l’auteur et le public, mélangeant également les couches sociales. Bref un vecteur idéal pour communiquer dans notre société bien trop souvent renfermée sur elle-même…

Comment as tu pris part à leur aventure ? (rencontre, récit, écriture )

Eh bien cela date… puisqu’à l’époque on était encore sur Myspace. J’avais accroché à leur visuel qui a un côté très sexy… J’aime quand un groupe ne joue pas que sur la musique. Bien sûr, la musique c’est 90 % d’un groupe. Mais le côté multi-arts, comme je l’ai expliqué au-dessus, me touche beaucoup. Mélanger les arts, donner une autre profondeur, un autre champ de vision, je m’y retrouve. C’est comme ces vieux vinyles… il y avait un côté esthétique à l’objet, et qui fait beaucoup pourquoi on s’y intéresse toujours. Le cd est limité de ce point de vue. Alors cette quête était là, et après moult palabres, avec Ben – le chanteur-leader- on s’est demandé comment travailler ensemble – puisque l’envie commune était là- et au fur et à mesure des discussions, l’idée que j’écrive, que je développe des nouvelles fictionnelles à partir de leurs textes s’est imposée à elle-même….

Comme nous le disions au début de cet entretien, tu as de nombreuses nouvelles à ton actif. Quels sont les autres projets en cours ?
Il y aura une suite à Rock Stories … encore une fois, une envie de mélanger les genres, tout en restant dans le rock cette fois. Rock Stories, ce sont des nouvelles sur les groupes de rock français. Ca va du métal à la pop en passant par le rock plus classique. Parce que le rock n’est pas qu’un seul genre. De Guerilla Poubelle à Tiefaine, des Fatals Picards à Métal Urbain, de Zaz, Cali à Banane Métalik, les groupes qui seront dans le livre seront un témoignage de ce que représente la scène rock française de nos jours. Après avoir longuement interviewé ces groupes, j’ai en tiré la substantifique moelle pour en écrire une nouvelle, une sorte de petite biographie, sur comment et pourquoi on crée un groupe de rock.
Il y aura également un livre sur le métal Français, tellement décrié, d’une part face à la culture de nos voisins allemand et plus sûrement nordiques, et d’autre part vis-à –vis des clichés que ce genre musical inspire au grand public, dirons-nous. Il y a une infinité de gens qui luttent dans l’ombre pour que le métal puisse perdurer, et à travers plusieurs portraits de labels, groupes, fans, festivals, nous allons découvrir un monde, que, finalement, nous ne connaissons que superficiellement.

Pascal Pacaly – Trash Palace – Editions Grrr Art.
http://grrrart.free.fr/
http://www.facebook.com/profile.php?id=100001542590530
http://pascalpacaly.free.fr/

 

Interview avec Bloody Mary (sang % rock)

Pardonnez l’hasardeux jeu de mot du titre, je devrai avoir honte… Je vais maintenant vous confesser un autre pêché, celui de l’addiction. Je pense être devenu toxicomane en écoutant “Shoot Me” de Bloody Mary. Eh oui, j’ai une envie répétée, irrépressible de me passer en boucle l’album en remuant la tête.

Mes cervicales en souffrent et se plaignent régulièrement de mon manque de considération à leur égard, ce à quoi je ne répond rien car il serai absurde de s’adresser à des cervicales. Étrange interlocuteur n’est-ce pas ? Surement les effets  hallucinogènes de la dépendance.

Contrairement à la plupart des drogues, celle-ci est légalisée et même dealée dans les rayons disques des magasins. Je serai vous, je m’enfilerai dabord une dose de “Rock N Roll Is Our Business” (feat Lex Koritni, et qui sonne comme du… Koritni). Une tuerie d’efficacité, à l’image du reste. Petite info pour la suite, au cas où vous ne disposiez pas de toutes vos facultés mentales au moment de la lecture, sachez que ‘NDLR’ signifie ‘note de la rédaction’ (donc moi quoi).

Bloody Mary, c’est par rapport au cocktail ou à la légende ?
Bloody Mary : Ni l’un l’un lautre, c’est le nom d’un morceau que j’avais composé quand j’avais 17 ans à Lyon. On n’avait pas de nom de groupe, on s’est dit que ça sonnait pas mal et c’est resté comme ça depuis. Donc pas d’histoire de miroir ou de tabasco !

Vous connaissez les ingrédients du cocktail quand même ?
Vodka, tomates, tabasco, cèleri, poivres… (NDLR : je pensais leur poser une colle, ben finalement… Non).

Et du jus de citron… Quel est la chose la plus sanglante faite dans votre vie?
 (rires) On peut parler de la vie intime ? Avec ma copine. Coucher avec quand elle a eu ses règles…

Effectivement c’est gore… (NDLR : voire très très, en y repensant. Donc vaut mieux pas y repenser en fait).
Je crois que c’est le plus sanglant que j’ai fait, je déteste le sang et du coup c’est vrai que… Mais bon quand on aime on ne compte pas !

A qui s’adresse l’album ?
A tous les fans de rock/métal au sens large, on est tous très ouverts d’esprit musicalement parlant, je pense que l’album a une forte identité hard rock mais qui va chercher un peu dans tous les styles. N’importe qui de pas trop borné peut s’y retrouver.

Avez-vous de bonnes relations avec la presse ?
On essaye ! Oui en général je suis super reconnaissant de la presse. On a eu pas mal de suivi sur notre premier album auto-produit, ça fait énormément plaisir de voir tant de gens qui se mobilisent, qui parlent de nous, comme toi qui accepte de venir faire une interview… On est content de se dire qu’il y a des gens intéressés par ce qu’on fait, on lit les articles avec plaisir.

Est-ce que c’est un frein d’être français dans le monde du rock ?
C’est un frein pour….
- L’ORANGINA C’EST POUR QUI ??? (NDLR : le serveur du café nous interrompt sauvagement)
Je veux vraiment pas faire un jeu de mot pourri, mais on a très mauvaise réputation (NDLR : le jeu de mot vient du fait que le label se nomme “Bad Reputation”). Pour s’exporter c’est vraiment pas évident dans le sens où il y à toujours un à priori du genre “Alors, qu’est-ce qu’il y a eu comme bon groupe de rock français ces 20 dernières années…”

Ils pensent à Trust j’imagine…
Ça reste la référence pour eux, même s’ils se sont pas tellement exportés à cause de la barrière de la langue. Ils ont un peu passés la frontière puisque Anthrax a repris Antisocial , ce qui a donné plus d’ampleur au truc.

La pluspart des étrangers ignorent qu’il s’agit d’une chanson de Trust…
Au delà du délit de nationalité, une fois qu’on arrive à faire écouter la musique en général ça marche tout seul…

Je vous pensais américain avant de lire votre bio…
Musicalement on vient de là, on écoute tous des groupes anglo-saxons, ça se ressent dans notre manière de jouer, d’interpréter notre musique.

Déjà pensé à écrire un morceau en français ?
Avec un accent anglais (rires) Personnellement je ne serai pas pour, ça se prête vraiment pas au style. Il y à une sonorité qui colle pas avec rock. Beaucoup plus facile d’écrire en anglais. Avec le français ça devient vite compliqué. N’importe quelle métaphore tu vas avoir l’impression de lire le journal intime d’une fillette de 13 ans…

L’anglais est plus accrocheur, on peut même faire passer des trucs un peu niais…
Plein qui l’ont bien fait dailleurs ! 

Où en étiez-vous avant de signer chez Bad Reputation ?
On avait cravaché pour boucler la compo et l’enregistrement de l’album… On l’a fait en 3 mois parce qu’on avait déjà booké les studios etc… Il y a eu changement de line-up entre temps alors il a fallu qu’on se concentre à mort là dessus… On a pas mal tourné histoire de bien roder les morceaux. Au niveau de la carrière on était à un point où il fallait que quelque chose de plus se passe. On avait besoin d’arriver dans une machine plus lourde et accéder à d’autres choses.

C’est grâce au tournée, au bouche à oreille qu’on vous a repéré ?
Il y a un mec qui nous suit pas mal qui s’appelle Laurent Ferjou (NDLR : désolé si j’orthographie mal le nom de cet individu qui m’est inconnu mais que je salue s’il me lit), qui a fait le lien entre nous 2 (NDLR : avec Bad Reputation), ça a permis de lui envoyer des titres, il a accroché puis voilà ça a été signé comme ça.

Vous avez tourné avec pas mal de groupes assez connus, lequel vous a le plus impressionné ? Papa Roach ?
Papa Roach c’était l’ambiance festival donc on a pas eu ce côté un petit peu intime qu’on peut avoir quand on fait des premières parties dans des clubs avec certains groupes. Moi personnellement  la grosse claque c’était Koritni pendant leur balance, ça a été vraiment impressionnant.

La chanson qui représente le mieux l’album pour vous ?
C’est difficile, l’album me parait assez riche de manière général , il y a beaucoup de choses qui se passent. Celle que je choisirai pour faire découvrir ce serai “Party Of Sin”. Pas évident de choisir un morceau qui condense tout.

Pour le clip de Lies, on doit s’attendre à un truc sérieux ou…
Non (rires). C’est un clip en 2 parties, une partie fiction où vraiment on pousse à fond chacun nos vices de personnalités. Micky le fait qu’il dorme beaucoup, et pour Paul (rires)… Moi le fait d’être un connard égocentrique et prétentieux… C’est mixé entre ça et des scènes live…

Ou l’avez vous tourné ?
A Nancy, au Totem. C’est quoi déjà ? Territoire Organisé Temporairement en Espace Merveilleux. C’est une sorte de pub. Il y à un collectif à Nancy qui a transformé un ancien entrepôt, qui a tout remis à neuf et qui se remue pour la culture underground.

Vous arrivez à lire les critiques étrangères ?
Moi je parle français espagnol anglais, ça regroupe la pluspart des pays… Après il y a google traduction ! Il y en a une qui est sorti en Italie, c’est vrai que quand tu vois “Le rock N Roll c’est notre affaire” (NDLR : traduction de “Rock N Roll Is Our Business”), ça fait sourire. On comprend pas toutes les nuances de la chronique mais au moins s’il a aimé ou pas.

Avant, Google Traduction traduisait ‘fan’ par ‘ventilateur’ (NDLR : fait véridique, et après vérif’ c’est toujours le cas, preuve que je ne vous raconte pas des conneries)
C’est bon ça ! On a beaucoup de ventilateurs à l’étranger !

Remerciements : Bloody Mary pour sa gentillesse, Eric Coubard  pour ses précieux conseils littéraires, pour les photos “Suzann Lewis”

Louis Eustache


 

Blinky, futur groupe incontournable ? Découvrez leur EP.

 

L’explosion du web a véritablement changé le monde de la musique.  Si elle  cause bien des torts à certains en mettant en danger l’avenir du CD physique, elle favorise cependant l’émergence de nouveaux artistes.

Des morceaux immédiatement accrocheurs

Internet est à double tranchant. Le bon côté de la lame, c’est que grâce aux différents sites de partages, la musique est accessible à tous, musiciens comme auditeurs. Les premiers  s’offrent une visibilité, et les seconds, naviguant de liens en liens, dégotent de nouvelles trouvailles.

Et c’est précisément de cette manière que j’ai  pour mon plus grand plaisir découvert BLINKY. En quelques mots : un rock moderne qui pique tout de suite au vif.

Un son qui leur est propre

Puissant, avec quelques touches électro, “Love The Way est le titre qui les caractérise le mieux. La chanson fait preuve d’une déconcertante maturité, à tel point qu’on a peine à croire qu’il ne s’agit pas d’une reprise, mais bien d’une composition originale. Qui peut se vanter de s’être créé une identité en l’espace de 4 min ?

Même si un peu moins fringante que la précédente, on retrouve également dans “Idyllic” un son qui leur est propre. Narrant les péripéties d’une relation amoureuse, on est loin de la superficialité de morceaux pop ou seul le refrain a d’intérêt. Trop souvent utilisé à tort et à travers, le terme de musicien n’est pas usurpé pour Adrien, Anthony et Cédric.

Une formation prometteuse, que l’on continuera à suivre

Le groupe, à ce jour non signé, mais diffusé dans plusieurs webradios, a déja plusieurs démos en stock et vient tout juste de sortir son EP. Leur nom, ‘Blinky‘, a été choisi en hommage au Pacman rouge, que l’on retrouve sur leurs pochettes , et j’écris ces lignes en la leur.

Watch out motherfuckers, new generation is taking control. Constatez le par vous-même :

Telecharger leur EP

Louis Eustache

 

 

 

“Rock’One” & “Rockin’ Dreams Live” PRESENTE ! BLUE CHILL & THE UNNAMED Au DNA (Bruxelles)

BLUE CHILL (Rock Alternatif / Neo Folk / Shoegaze, Fr)
Au travers de ses 5 albums, Blue Chill se consacre depuis 2005 à une recherche sonore ambitieuse faite d’harmonies entêtantes et dissonantes, de compositions tour à tour complexes et épurées, épiques et intimes, tourmentées et apaisées… Ces 5 étudiants tentent l’alchimie entre envolées lyriques, déflagrations sonores, Néo-Folk et un soupçon de Pop, dans la droite lignée de leurs pères spirituels, parmi lesquels Radiohead, Sigur Ros, Jeff Buckley, Elliott Smith, Joy Division, The Cure, The Smiths ou encore The Beatles.
http://www.facebook.com/pages/Blue-Chill/37522565698
http://www.myspace.com/bluechill

THE UNNAMED (Punk Rock Alternatif / Expérimental, Be)
Composé de musiciens ayant une passion commune pour une Musique se voulant avant tout énergique, The Unnamed est un groupe Rock très Alternatif et explosif. De son caractère British très affirmé ressort de nombreuses influences Punk et Expérimentales qui n’enlèvent rien aux mélodies du groupe, et vont même jusqu’à leur donner une pêche que l’on voit peu en Belgique.
http://www.facebook.com/pages/The-Unnamed/145441932147976
http://www.myspace.com/theunnamedmusic

Au DNA de Bruxelles à 20h le Samedi 31 Mars !
Entrée: 5€

 
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